
Ali Mellouli est sénateur français du groupe écologiste. Il a été invité, avec la députée Sabrina Sebaihi à assister à la visite du Pape Léon XIV en Algérie.
Rencontré à Alger, il a bien voulu livrer son avis sur cette visite pontificale historique, la relation franco-algérienne, le rôle de l’élite de la diaspora…
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Le Pape Léon XIV a effectué une visite en Algérie du 13 au 15 avril. Une première pour un souverain pontife. Comment l’avez-vous trouvé ?
Je pense que, symboliquement, c’est déjà une grande réussite parce que, en fait, au-delà de ce que les gens disent, cette visite du pape révèle quelque chose que les gens avaient oublié. Elle rouvre un débat sur l’histoire de l’Algérie et l’histoire en général.
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Le Pape Léon XIV, qui est un adepte de Saint-Augustin dont il revendique la filiation, est déjà venu deux fois mais pas en tant que souverain pontife.
Il vient rappeler l’histoire de Saint-Augustin, il vient rappeler que le christianisme est né en terre d’Afrique, en terre berbère, à Thagast, qui est aujourd’hui Souk-Ahras, et a vécu à Hippone, aujourd’hui Annaba.
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Il vient raconter une histoire, il vient de tordre le cou à un récit qui fait que l’Algérie est stigmatisée. Ce n’est pas pour autant que tous les problèmes sont réglés, mais en tous les cas, il vient remettre l’histoire dans le bon sens. Il vient remettre le train sur les rails.
D’ailleurs, son discours va dans ce sens-là, c’est un discours universaliste, un discours humaniste, un discours de paix. Il en appelle à toutes les bonnes les bonnes volontés, à toutes les personnes pas de foi, mais de bonne foi, c’est-à-dire les gens qui, comme son mentor Saint-Augustin, sont dans la quête de vérité.
C’est la première visite en Algérie d’un Pape en 2000 ans. Qu’est-ce que ça signifie qu’elle survienne dans l’Algérie de 2026 ?
Mieux vaut tard que jamais. Il faut savoir que l’Algérie, je crois en 2018, avait accepté de canoniser ses prêtres qui avaient été assassinés pendant la décennie noire.
C’était le seul pays musulman qui a accepté une canonisation sur son sol, donc ça montre l’ouverture, contrairement au récit qu’on nous sert.
Et puis je pense que c’était écrit que ce Pape viendrait puisque, en plus, il se décrit lui-même comme fils de Saint-Augustin. Donc, c’était pour lui naturel qu’il vienne et je crois que c’est dans le sens de l’histoire.
Maintenant, est-ce qu’il fallait attendre 2026 ? Quand ce n’est pas le moment, c’est pas le moment, quand c’est le moment, c’est le moment. Et en plus, il vient dans une période de tensions, une période où le monde est en train de basculer vers la brutalité, et lui, il arrive avec un discours de paix, il vient à contre-courant de tout ça et il vient en Algérie emmener les Algériens et leur rappeler leur fondement qui est la solidarité.
Quels messages ont été envoyés pendant cette visite et quelles images doit-on retenir ?
Il a parlé dans son discours à la Grande mosquée d’Alger de la sadaka, c’est-à-dire cette solidarité qui est inhérente à l’Algérie et aux Algériens.
Ça nous a rappelé que l’Église en Afrique et en Algérie était une église des pauvres. Il faut se rappeler de Mgr Duval qui avait épousé la condition des Algériens pendant la colonisation jusqu’à être qualifié par les colons de “Mohamed Duval” pour essayer de le caricaturer, parce qu’il avait choisi l’humanité, il avait choisi la dignité et il avait choisi de lutter contre l’oppression des peuples. C’est aussi ce message qu’est venu rappeler le pape Léon XIV et ça, c’est important.
Moi je suis pour la liberté de conscience, mais ce qu’il y a de plus beau dans la région, c’est l’humanité, la solidarité, l’altérité.
Le Pape a dit que si on ne pense pas aux autres, alors nous ne sommes pas dans l’humanité. La région peut être mieux pour le meilleur comme pour le pire, il y a ceux qui instrumentalise et qui en font un outil d’intérêts particuliers et de haine vis-à-vis des autres, et ceux qui la voient comme un levier d’humanité, de solidarité, de paix, un levier de vivre ensemble, de cohésion sociale et internationale, un levier pour la dignité humaine.
L’Eglise a soutenu d’abord la colonisation à ses débuts, puis le combat du peuple algérien pour sa libération. Quel rôle peut-elle jouer aujourd’hui ?
En fait, on était dans le même rôle que ce qu’on vit maintenant. Il y a de la désinformation, des gens qui déshumanisent une partie de la population.
Comme beaucoup aujourd’hui dans la haine de l’Algérie, ce récit, ils l’ont intégré et ils sont arrivés ici en pensant justement que les indigènes étaient responsables de tout.
Mais sur le terrain, en prise avec le réel, ils se sont rendu compte que c’était faux, que nous avions déshumanisé des gens.
Quelqu’un qui se dit chrétien, musulman, juifs, quel que soit la confession, normalement, il doit aimer son prochain. Donc, ils sont rendus compte qu’effectivement ces gens n’étaient pas traités avec humanité et c’est ça qui a fait la bascule.
Il y a le fantasmé et il y a le réel. Quand vous êtes dans le réel, vous faites la bascule. Aujourd’hui aussi, je vois beaucoup de Français qui ont une vision diabolisée de l’Algérie, et quand ils sont venus avec moi en Algérie et qu’ils ont vu, ils ont changé de regard.
Il y a donc un fossé entre la réalité et l’image que l’on tente de donner de l’Algérie ?
Bien sûr qu’il y a plein de choses à améliorer en Algérie, comme en France et partout dans le monde. On peut toujours faire mieux. Cependant, il faut aussi regarder le réel, il y a des choses qui avancent, il y a des choses qui vivent, la solidarité, la gentillesse…
La qualité de l’accueil, le Pape l’a redit : ce peuple est un peuple accueillant. Ce n’est pas parce qu’on des désaccords qu’il faut se rejeter. Si on veut avancer ensemble, il faut être bienveillants.
Moi aussi on me dit : on ne t’entend pas critiquer dans les médias. Je réponds que mon objectif c’est d’être utile, c’est de coopérer et d’apporter des choses.
Si je fais de la polémique, alors je ne suis pas dans un rapport de tendre la main, je ne suis pas dans une volonté de construire ensemble, je ne suis pas dans la bienveillance. Si j’ai des choses à dire, je les dis aux gens en tête-à-tête, pour leur dire voilà ce que je vous préconise, ce que je vous conseille. C’est ça être bienveillant ce n’est pas venir donner des leçons ou essayer de stigmatiser l’autre.
Je ne suis pas quelqu’un de béant en disant que tout va bien, et je ne dis que tout va mal. Il y a toujours une part de vérité, il y a un chemin entre les deux et c’est toujours plutôt proche du milieu. Chacun peut voir la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine, mais il y a une réalité, c’est que si on veut avancer, on ne peut pas le faire sans bienveillance.
Quel rôle pourra jouer l’élite de la diaspora dans le rapprochement entre la France et l’Algérie ?
Il y a les gouvernements et il y a la diplomatie. Moi, je suis parlementaire. Le fait que l’Algérie nous invite, que ce soit Sabrina (Sebaihi, député écologiste, ndlr), ou moi, certains vont dire qu’ils ont été invités parce qu’ils ont des origines algériennes.
Ces gens veulent être dans un récit. En réalité, ça veut dire que l’Algérie tend la main aussi, parce qu’elle invite des gens en qui elle peut avoir confiance. Je ne dis pas qu’elle l’a, parce que c’est à elle de l’exprimer.
En tout cas, l’Algérie sait que nous sommes des parlementaires français, et le fait de nous faire cet honneur de nous inviter, c’est une façon de dire qu’elle continue à attendre la main et qu’elle veut garder un fil pour ne pas être dans la rupture.
C’est symbolique quand même. Vous savez que l’ambassadeur de France a été rappelé, donc il n’y avait pas de représentant de la France à l’accueil du Pape.
Il y avait des représentants de l’ambassade à la Grande mosquée d’Alger, mais pas à l’accueil sur le tarmac de l’aéroport Houari Boumediene où il y avait les ambassadeurs de tous les pays.
C’est vraiment une première que l’ambassade ne soit pas à l’accueil, alors qu’on connaît les relations. Et c’est peut-être nous qui étions là pour représenter le peuple français. Nous étions là, à la fois parce que nous étions invités et parce qu’il y a un lien de confiance que nous avons instauré avec notre pays d’origine ou auquel nous sommes attachés légitimement.
Il n’y a pas à avoir honte de ce que l’on est. Je n’ai pas honte de mes parents et je n’aurais jamais honte de mes parents, je n’ai pas honte de mes ancêtres, je n’ai pas honte de la terre d’origine qui est en Kabylie, à Souk El Thenine (Béjaïa, ndlr).
J’aurais toujours cette fierté, comme j’ai cette fierté d’être un enfant de Bonneuil-sur-Marne (Île-de-France, ndlr), donc je marche sur deux jambes sans essayer de favoriser l’une ou l’autre.
C’est comme quand on a des parents, on aime autant sa mère que son père et on essaie, quand il y a des conflits, de faire en sorte qu’aucun des deux ne soit lésé. On essaie d’être équilibré et de de mettre du lien entre les deux, c’est peut-être ce qui nous est reconnu.
Nous étions donc les seuls représentants du peuple français et ça, ça nous a honoré. Ça nous a honoré que l’Algérie nous fasse confiance par rapport justement à ce que je viens de dire.
Nous, les binationaux, contrairement aux esprits chagrins, aux haineux, aux racistes et aux xénophobes, nous sommes un trait d’union entre les deux rives. Nous savons que l’intérêt de l’Algérie et l’intérêt de la France c’est une relation apaisée, c’est de construire en commun l’avenir pour nos enfants.
Nous savons que l’axe Paris-Alger, qu’on le veuille ou qu’on ne le veuille pas, ce n’est pas faire injure aux autres. Comme l’axe Paris-Berlin n’avait pas fait injure aux autres, à Londres par exemple, et c’est la locomotive qui a tiré l’Europe.
L’axe Paris-Alger doit être l’axe qui va construire la Méditerranée, qui va construire cette nouvelle relation avec l’Afrique si les deux pays en prennent conscience, parce que c’est ça le véritable enjeu si on veut développer.
De quoi ont-ils peur ceux qui critiquent la visite du Pape Léon XIV en Algérie ?
Ils ont peur effectivement que la vérité remonte à la surface. Vous savez que cette stigmatisation de l’Algérie est bâtie sur le mensonge. Est-ce qu’on attaque l’Algérie parce qu’elle a porté la question palestinienne au Conseil de sécurité de l’ONU, est-ce qu’on l’attaque pour d’autres raisons ? C’est une vraie question qu’il faut se poser.
La visite du pape déconstruit leur récit, à savoir que les Algériens en veulent aux chrétiens… Même s’il y a des problèmes, ce n’est pas à partir des problèmes individuels qu’on fait une politique générale.
Le pape est en train de déconstruire leur récit. Il y a même des gens qui disent : on est croyant mais on n’écoute pas toujours ce que dit le Pape. Ils sont en train de te dire que le Pape n’est plus dans leur jeu, c’est quand même incroyable.
La visite met à bas tous ces clichés et le récit est en train de se déconstruire. D’ailleurs, ces gens-là, je ne les entends pas beaucoup sur les chrétiens d’Orient, je ne les entends pas beaucoup en Palestine quand Israël a empêché l’archevêque de célébrer la messe de Pâques.
On ne comprend pas bien leur discours. Et au Liban aussi on ne les entend pas appeler à la protection des chrétiens.
Cependant, on les entend pour dire que les églises ferment en Algérie. Les églises ferment en Algérie comme elles ferment partout dans le monde : quand il n’y a plus de croyants, il n’y a plus d’église. Moi j’ai visité l’église d’El Goléa, aujourd’hui El Ménéa, là où est enterré le père De Foucauld.
Elle est entretenue par les Algériens. Ils ne connaissent pas Notre-Dame d’Afrique, ils n’ont pas vu l’église Saint-Augustin d’Annaba, justement là où le pape est allé mardi 14 avril.
Il y a une espèce de haine, comme l’affaire des bûches de Noël. Il peut y avoir des désaccords avec l’Algérie, mais le désaccord ne veut pas dire la haine et le rejet et le déni de l’autre ça ne veut pas dire le stigmatiser, le déshumaniser. Le déni et le mensonge, c’est ça qui est grave. Mais qu’ils nous disent sur quoi ils ne sont pas d’accord.
Bien sûr que l’Algérie a des revendications, elle demande qu’on extrade des gens etc., nous (la France), on demande la libération de Christophe Gleizes, et ce serait une bonne chose d’ailleurs qu’il le soit.
J’ai reçu ses parents qui ont été dignes, ils n’ont jamais été dans la critique ou la haine de l’Algérie malgré la situation qu’ils sont en train de vivre.
Ils comprennent qu’il y a des lois et que les justices sont parfois différentes les unes des autres, et c’est ça qui fait que chaque pays est souverain. Ils demandent au Président Abdelmadjid Tebboune de le gracier, et c’est ce que nous aussi on demande et c’est important.
Mais de l’autre côté, il faut aussi que la France entende les demandes de l’Algérie même s’ils ne sont pas d’accord. Parce que les Algériens ont le droit aussi d’exprimer des demandes.
Je pense que ce n’est là-dessus que ça se heurte, je crois qu’il y a des forces obscures qui œuvrent à ce que ça ne se fasse pas. Parce qu’ils craignent peut-être de ne plus exister, que le récit n’a plus le dessus.
Je parle des nostalgiques de l’OAS et d’autres voix qui sont là pour défendre des intérêts particuliers. Parce que ce n’est pas dans l’intérêt de l’Algérie et de la France d’être fâchés, ce n’est dans l’intérêt de l’Afrique.
La recherche de la vérité et la quête de vérité c’est souvent ce qu’on essaie de vilipender. Déconstruire les intérêts particuliers pour revenir à l’intérêt collectif, c’est ce qu’on essaie de faire. C’est ce que j’essaye humblement de faire, même si on doit souffrir. On prend des coups, on est très stigmatisé par ces forces, mais c’est le prix à payer.
Comment expliquer les dernières fluctuations de la relation Algérie-France ?
Il y a des gens ici qui revendiquent je ne sais quoi, l’indépendance, etc. Tous ces gens-là, c’est la ligne des fachos, des fachos fâchés. Parce que l’Algérie, c’est vendeur pour ceux qui sont dans un autre agenda, soit de faire tomber l’Algérie, soit de prendre le pouvoir en France pour agir pour d’autres.
En fait, ces gens ne défendent pas les intérêts de l’Algérie ni de la France. Ils défendent les intérêts peut être d’autres puissances ou des intérêts particuliers.
En géopolitique, il y a un jeu d’affluence de beaucoup de gens et ça fait partie du jeu, mais en diplomatie on doit sortir de ce jeu pour revenir sur les intérêts si on défend vraiment nos peuples. Parce qu’en réalité, ce sont toujours les peuples qui payent.
Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez est un serviteur de l’État et a bien compris qu’il y avait un problème. Il est venu ici, il a discuté et il a même dit que l’Algérie était en train de retravailler sur les OQTF.
Donc l’Algérie a fourni des efforts. Et il a pris des coups en France lui aussi. Parce que quand vous êtes dans cette logique-là. Il faut que nous-mêmes déconstruisions ces préjugés, cette représentation et ce récit qui est un récit fantasmé. Les gens ont une vision de l’Algérie fantasmée.
D’ailleurs, la visite du Pape a aussi été l’occasion pour les Algériens de redécouvrir leur histoire, de se réconcilier avec leur histoire et de montrer que, contrairement à ces gens qui fantasment du récit, l’Algérie a une histoire séculaire. Les berbères, les amazighs ont toujours habité cette terre qui n’a pas été découverte avec la colonisation.
Un ancien ambassadeur de France en Algérie a critiqué le Pape pour s’être exprimé en anglais et pas en français…
Il fait partie de ces forces obscures. Il peut s’offusquer mais le Pape, il n’est pas français. Il n’a pas à donner des leçons au Pape. Cette personne est malveillante. D’ailleurs, il voulait être ministre des Affaires étrangères du Rassemblement national.
Donc, les fachos ce n’est pas ma ligne politique. Je ne citerai même pas son nom, je ne veux pas lui faire l’honneur de le citer ou de lui donner de l’importance. En tous les cas, il fait partie de ces gens qui ont un agenda caché et qui sont tapis dans l’obscurité. Ce monsieur, quand il aura l’aura du Pape et son discours d’humanité, il pourra parler.
Cette personne n’est même pas digne de s’adresser au Pape. Il fait partie des personnes-là sont ceux qui mettent de l’huile sur le feu. Il est venu deux fois comme ambassadeur en Algérie, donc il a dû bien profiter d’un certain nombre de choses.
Quand on vient deux fois et qu’on devient amer et aigris, c’est que quelque part on était mal intentionné de fait et qu’on a une mauvaise nature. Et moi, les gens de mauvaise nature, ce n’est pas mon logiciel. Je préfère parler de ceux qui avancent que de ceux qui essaient de nous retarder. Mais cependant, on les combat.
Que pouvez-vous dire sur l’actualité internationale bouillonnante ?
Quand j’entends le ministre des Affaires étrangères en France reprendre les citations de Golda Meir, “on nous oblige à tuer leurs enfants”, c’est la déshumanisation, sur une honte de reprendre cette formule qui essaie de justifier des crimes, de créer de l’impunité.
La citoyenneté en France, c’est comme la démocratie, chaque citoyen est responsable de ses actes et personne n’oblige personne à faire ce qu’il n’a pas envie de faire.
J’espère que toutes ces personnes répondront un jour devant un tribunal international de leur complicité et de leur passivité devant des génocides, des crimes contre l’humanité.
Nous sommes pour le droit international, nous sommes pour la dignité humaine et nous ne serons jamais à géométrie variable, en Algérie comme en France, en Palestine comme au Congo, c’est notre boussole.
Ces gens-là, quand ils disent qu’ils défendent les peuples, ils n’ont en réalité jamais défendu les peuples. On le voit aujourd’hui en Iran. Ils étaient venus en Iran soi-disant pour le nucléaire, les balistiques, puis c’est pour libérer le peuple et maintenant c’est pour ouvrir le détroit d’Ormuz. Le détroit était ouvert avant qu’ils arrivent et maintenant ils veulent l’ouvrir, c’est quand même un paradoxe. Et enfin les États-Unis veulent bloquer Ormuz, on ne sait plus où ils vont. En fait, ces gens-là ont perdu la boussole.
Un dernier mot ?
Déjà, vous remercier pour cette occasion de l’exprimer et saluer les Algériennes et les Algériens, les Françaises et les Français.
Peut-être aussi montrer un attachement à ce dialogue important et à ce que les vérités se fassent. Bien sûr, nous avons beaucoup de choses encore à faire en Algérie comme en France mais j’espère que nous pourrons les faire ensemble dans l’intérêt des deux peuples.