
L’affaire est instruite depuis novembre 2024 et le verdict vient de tomber. Kamel Daoud a été condamné en Algérie dans l’affaire Saâda Arbane à trois ans de prison ferme assortis de 5 millions de dinars d’amende.
C’est l’écrivain franco-algérien qui l’a annoncé ce mercredi 22 avril sur les réseaux sociaux.
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Le procès s’est tenu le 7 de ce mois et le verdict a été rendu hier, mardi 21 avril. « Je suis condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d’amende, en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », a écrit sur X Kamel Daoud.
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Kamel Daoud a remporté le prix Goncourt en novembre 2024 pour son roman « Houris » qui a pour trame la tragédie nationale algérienne des années 1990.
Immédiatement après l’annonce de la consécration de l’œuvre, une femme, Saâda Arbane, a reconnu sa propre histoire personnelle à travers le personnage principal du roman et a décidé de porter plainte.
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Affaire Kamel Daoud – Saâda Arbane : le verdict est tombé
Elle accuse l’écrivain d’avoir reproduit son histoire personnelle sans son consentement. Comme Aube, le personnage central de Houris, Mme Arbane a échappé à un égorgement par un groupe terroriste dans l’Ouest de l’Algérie dans les années 1990, alors qu’elle était âgée de cinq ans.
Elle en a gardé de graves séquelles, dont une longue cicatrice au cou. Selon la plaignante, elle a raconté les détails de son drame à la psychiatre qui la suivait et qui n’est autre que la femme de Kamel Daoud.
Le 21 novembre 2024, l’avocate Fatma-Zohra Benbraham a annoncé en conférence de presse à Alger le dépôt de deux plaintes contre Kamel Daoud au niveau du tribunal d’Oran, une au nom de Saâda Arbane et une autre au nom de toutes les victimes du terrorisme en Algérie.
L’écrivain, naturalisé français il y a quelques années, a démenti les accusations, indiquant qu’« à part la blessure apparente, il n’y a aucun point commun entre la tragédie insoutenable de cette femme et le personnage d’Aube ». Kamel Daoud est poursuivi aussi à Paris dans le cadre de la même affaire.