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France : Emmanuel Macron traite de « Mabouls » les anti-Algérie

Le président français Emmanuel Macron a répondu ce lundi à tous ceux qui en France réclament une rupture avec l’Algérie.

France : Emmanuel Macron traite de « Mabouls » les anti-Algérie
Macron désavoue de nouveau le courant anti-algérien / Source : Facebook Emmanuel Macron pour TSA
Riyad Hamadi
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Le président Emmanuel Macron a de nouveau fustigé ceux qui, en France, poussent à la rupture avec l’Algérie. C’était lors d’une discussion avec des médecins ce lundi 27 avril dans le département de l’Ariège.

Le président français a utilisé un terme très réducteur pour qualifier les adeptes d’une ligne dure avec Alger.

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La petite phrase présidentielle est lourde de sens dans un contexte d’efforts pour tourner la page de la crise qui dure entre les deux pays depuis juillet 2024.

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Macron : « Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie »

L’Algérie s’est invitée fortuitement dans l’échange qu’a eu le président Macron avec des praticiens sur le rôle des médecins étrangers dans le fonctionnement des hôpitaux français et leur situation précaire.

« C’est un truc qui me rend dingue ! Ils font de la médecine et le jour où il faut les titulariser, faut repasser un concours ! On a un système qui marche sur la tête ! », s’est emporté le président français à propos de ce qui est appelé en France les Padhue, ou praticiens à diplôme hors Union européenne.

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Selon les chiffres 2024 de l’Ordre français des médecins, une grande partie des praticiens à diplôme étranger exerçant en France viennent d’Algérie (36,8 %), de Tunisie (12,4 %), de Syrie (9 %) et du Maroc (7,4 %).

Lorsque, au cours de la même discussion, Emmanuel Macron a été interpellé par un médecin algérien originaire d’Oran, il a eu cette réplique : « Allez le dire à tous les mabouls qui disent qu’il faut se fâcher avec l’Algérie. »

Macron désavoue de nouveau le courant anti-algérien

La pique est évidemment destinée au courant anti-algérien qui préconise le bras de fer et le rapport de force avec l’Algérie. Une telle ligne est notamment défendue par Bruno Retailleau, président des Républicains et ancien ministre de l’Intérieur. Elle est aussi voulue par tout le courant extrémiste nostalgique de l’Algérie française.

Ce n’est pas la première fois que Macron désavoue publiquement ce courant sur cette même question de la relation avec l’Algérie. Il l’avait fait notamment lors d’une visite au Portugal en février 2025.

En remplaçant Bruno Retailleau au ministère de l’Intérieur en octobre dernier, Laurent Nuñez avait décrété l’échec de la méthode du bras de fer de son prédécesseur.

Nuñez s’est déplacé à Alger en février dernier et les deux pays ont repris après cette visite la coopération sécuritaire et migratoire.

Paris multiplie les initiatives pour dépasser la crise avec l’Algérie. Alors que le président du Medef, Patrick Martin, vient d’achever une visite en Algérie, la présidente de l’Institut du monde arabe (IMA), Anne-Claire Legendre, est attendue à Alger. Les derniers propos du président français seront sans doute bien accueillis en Algérie.

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