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À 25 ans, ce Franco-Algérien décline un CDI en France pour entreprendre en Algérie

« Tu es sérieux, tu vas quitter la France pour l’Algérie ? » À 25 ans, Younes Aimeur a fait le chemin inverse pour entreprendre et s’installer en Algérie.

À 25 ans, ce Franco-Algérien décline un CDI en France pour entreprendre en Algérie
À 25 ans, Younes Aimeur fait le chemin inverse : il quitte la France pour entreprendre en Algérie. / ID-148580234-Abdelmoumen-Taoutaou-Dreamstime-com
Célia Achour
Durée de lecture 3 minutes de lecture
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À 25 ans, Younes Aimeur quitte la France et une proposition de CDI pour s’installer en Algérie. A contre-courant, il fait le chemin inverse. Il revient sur son choix de vie et son installation à Tizi Ouzou.

Comme beaucoup de membres issus de la diaspora algérienne, Younes fait le chemin inverse. « J’ai fait le choix de refuser un CDI pour venir entreprendre en Algérie », confie ce Franco-Algérien à TSA.

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Younes a grandi et étudié en banlieue parisienne. Il est diplômé en banque et assurance.  Ces expériences précédentes lui ont permis de développer des compétences en gestion, en relation client, en organisation et en pilotage de projets. 

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À l’issue de son alternance dans le même domaine, un contrat à durée indéterminée lui a été proposé. Il a refusé et a fait le choix de s’installer en Algérie pour y entreprendre.

Même si, pour lui, « c’était une belle opportunité professionnelle », il avait pour ambition de se lancer pleinement dans l’entrepreneuriat dans le pays de ses origines familiales.

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« Je ne voulais pas avoir de regrets et je souhaitais tenter cette aventure tant que j’en avais l’opportunité », explique Younes.

Depuis l’enfance, l’entrepreneuriat l’intéresse. « Avec mon argent de poche, je lançais déjà de petites activités commerciales », confie-t-il.

A son arrivée en Algérie, une personne étonnée par son choix lui lance : « Tu es sérieux, tu vas quitter la France pour l’Algérie ? Il n’y a pas d’avenir ici. Tu verras, ça ne va pas fonctionner. » Ce qui aurait pu faire fuir Younes l’a finalement motivée. « Au contraire, ce sont ces gens-là qui me donnent de la force ».

Son choix de quitter la France s’explique notamment par « beaucoup de pression » et « beaucoup de stress ». Il ressentait le besoin de découvrir un autre cadre de vie. « J’avais cette idée d’autres pays comme la Malaisie ou le Moyen-Orient… mais l’Algérie est restée mon coup de cœur. »

« Même si je suis né et j’ai grandi en France, j’ai toujours gardé un lien fort avec l’Algérie. Pendant plusieurs années, j’ai effectué de nombreux allers-retours entre les deux pays pour ma famille mais aussi pour étudier les opportunités professionnelles », affirme ce Franco-Algérien.

Son installation en Algérie

Arrivé en Algérie, Younes s’est rapidement mis au travail. Il lance plusieurs projets « dans le commerce, le numérique et les services ».

« Le premier est MLY Retail, une société spécialisée dans les boutiques de cosmétique à Tizi Ouzou », précise-t-il. En parallèle, Younes Aimeur développe l’application mobile Redress, inspirée du modèle de vente entre particuliers.

« C’est un projet qui me tient particulièrement à cœur et qui représente le volet numérique de mon activité entrepreneuriale », confie-t-il.

Le jeune entrepreneur est également attiré par la logistique et les solutions digitales. « Je souhaite créer un écosystème cohérent autour de ces différents projets », confie-t-il.

Son quotidien depuis son installation

A Tizi-Ouzou où il s’est installé, Younes partage son temps entre  “ le développement de différents projets “  et « les rendez-vous professionnels ».

Il se consacre aussi à l’ouverture de sa boutique et au développement de l’application Redress. Pour lui, « chaque journée apporte son lot de défis, mais aussi beaucoup d’apprentissage et de satisfaction ». Depuis son installation il a fait face à des difficultés mais aussi des facilités. 

Ses anecdotes en Algérie

La première anecdote concerne son jeune âge et ses ambitions. « Beaucoup de personnes, dans différentes institutions, étaient surprises de voir quelqu’un de mon âge porter plusieurs projets entrepreneuriaux », raconte Younes qui est surpris par l’hospitalité et l’aide que les Algériens veulent lui apporter.

« Les personnes m’encouragent et me félicitent pour ma démarche. Certaines prenaient même le temps de m’expliquer certaines procédures ou de me donner des conseils pour avancer plus facilement », partage-t-il.

« Cet accueil et ces encouragements m’ont beaucoup marqué et m’ont donné encore plus de motivation pour poursuivre mes projets en Algérie », ajoute le franco-algérien.

La deuxième concerne la fibre optique qu’il a eu du mal à installer malgré les déplacements qu’il a effectués « toutes les semaines ». Il s’est finalement appuyé sur un contact dans le secteur des télécoms pour accélérer le dossier.

La troisième histoire concerne la facilité des démarches en ligne pour ouvrir une société en Algérie grâce au paiement par carte.

La facilité pour ouvrir une entreprise en Algérie

La carte bancaire permet, selon lui, de faciliter les démarches pour créer une entreprise en Algérie. « Il faut se renseigner, parce qu’avec la carte bancaire algérienne, on peut faire beaucoup de démarches en ligne », indique-t-il.

Le déplacement est utile uniquement pour déposer les documents, ce qui fait gagner beaucoup de temps aux personnes qui souhaitent obtenir un registre de commerce.

« Quand j’ai déposé le dossier, on m’a expliqué que les délais pour obtenir le registre de commerce étaient désormais de 24 à 48 heures, ce qui s’est révélé exact. Effectivement, je l’ai reçu en 48 heures », témoigne Younes.

 Sécurité et vie en Algérie

Ce qui l’a également marqué, c’est le fait de se sentir en sécurité en Algérie, parfois plus qu’en France. Même sa maman a fait le même constat. « Quand ma mère vient avec ma sœur, elle est rassurée quand elle la laisse sortir seule, ce qui n’est pas toujours le cas à Paris. »

Après six mois en Algérie, Younes Aimeur envisage d’y rester pour longtemps. « Je suis convaincu qu’il existe un fort potentiel et de nombreuses opportunités pour les jeunes entrepreneurs », exprime l’entrepreneur. Il ajoute : « Je reste ouvert aux collaborations et aux opportunités internationales. »

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