
L’Algérie change d’approche dans la lutte contre les bandes qui sèment la terreur dans les quartiers de ses villes, un phénomène qui a pris de l’ampleur ces dernières années.
Pour lutter efficacement contre les gangs urbains, le gouvernement a décidé de s’attaquer aux véritables causes et non plus de se contenter de traiter les symptômes.
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C’est le message que le ministre de l’Intérieur, Saïd Sayoud, a voulu transmettre lors de la réunion lundi 15 juin de la commission nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers.
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Cette rencontre a été consacrée à l’examen et au débat du projet de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre les bandes de quartiers pour la période 2026-2029, selon un communiqué de son département.
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Face aux gangs urbains, l’Algérie change de stratégie
« Il faut traiter les racines du phénomène et non se limiter à ses apparences », avec une approche multidimensionnelle, combinant les « aspects sécuritaires, préventifs, sociaux et éducatifs », a demandé Saïd Sayoud en soulignant que la sécurité des citoyens dans les quartiers constitue est une « priorité nationale constante qui exige la mobilisation de tous, afin de renforcer la stabilité de la société et de faire face à l’ensemble des menaces qui peuvent l’affecter. »
La nouvelle stratégie algérienne contre les gangs urbains repose sur une « approche globale alliant dissuasion et prévention », a-t-il dit. L’objectif est de « renforcer la sécurité et la sérénité publics, et de préserver la sécurité des personnes et des biens », a précisé Saïd Sayoud.
Le ministre de l’Intérieur a souligné « l’importance » d’engager des « actions à court-terme », à travers le lancement de « larges campagnes de sensibilisation, en attendant la mise en œuvre de la teneur de la stratégie, tout en poursuivant le travail sur le terrain et la coordination continue, à travers des réunions périodiques régulières et le renforcement des mécanismes de suivi et d’évaluation. »
Saïd Sayoud a toutefois mis en garde : l’évolution rapide des phénomènes criminels impose « une vigilance permanente et une riposte rapide et efficace à tous les niveaux ».