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Coupe du monde 2026 : à la découverte des Algériens d’Amérique

La participation des Fennecs à la Coupe du monde 2026 jette un coup de projecteur sur la diaspora algérienne aux États-Unis.

Coupe du monde 2026 : à la découverte des Algériens d’Amérique
Mondial 2026 : à la découverte de la diaspora algérienne aux États-Unis. | Source : PIXABAY
Rafik Tadjer
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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La Coupe du monde 2026 est aussi l’occasion de découvrir des Algériens installés en Amérique. On parle beaucoup de la diaspora algérienne en Europe, particulièrement en France, mais pas suffisamment des Algériens de l’autre côté de l’Atlantique. 

Aux États-Unis, on sait que des Algériens ont réussi et ont atteint les hautes sphères de la recherche scientifique, comme les professeurs Elias Zerhouni et Noureddine Melikechi. D’autres, nombreux, travaillent et réussissent dans l’ombre dans divers domaines. 

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Ces Algériens d’Amérique qui travaillent et réussissent  

 

À Kansas City, où l’équipe d’Algérie de football a pris ses quartiers pour le mondial, ils étaient nombreux à venir encourager le groupe dès son arrivée début juin.

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Une algéro-américaine installée à Paris, dont la mère est originaire du Kansas, n’a pas caché son étonnement lorsqu’elle a vu autant de drapeaux algériens à Lawrence, la petite ville où est installée la délégation algérienne. “Je pensais être la seule”, a-t-elle dit au média local KCTV5. 

Les Algériens font la fête à Lawrence, au Kansas et dans tous les États-Unis depuis début juin. Des dizaines de vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont permis de les découvrir ainsi que les établissements qu’ils tiennent et où ils se rencontrent.

Elles ont aussi permis de lever le voile sur deux réalités peu connues : les Algériens installés aux États-Unis sont profondément attachés à leurs origines et sont parfaitement intégrés dans la société américaine. Ils jouissent aussi d’un grand respect des habitants locaux, comme le montre le nombre de leurs amis ou proches Américains qui ont exprimé dans la rue leur soutien à l’équipe d’Algérie.

 

Lotfi Zidane, 20 ans aux States et patron d’une société de sécurité 

 

Les Algériens sont nombreux aux USA et ont investi des domaines complètement inattendus. Comme ce patron d’une société de sécurité installé en Californie qui est sorti de l’anonymat à l’occasion du déplacement de l’équipe nationale dans cet État de l’Ouest des États-Unis pour son deuxième match, ce mardi face à la Jordanie.

Lotfi Zidane, 42 ans, est natif de Mostaganem. Il est aux États-Unis depuis 20 ans. “Je suis venu très jeune, je ne connaissais rien”, dit-il.

Le jeune algérien a pris le temps d’apprendre, d’abord la langue et le mode de vie local, puis plein d’autres choses. Aujourd’hui, il est à la tête d’une société de sécurité privée qu’il a lui-même fondée. Il explique qu’il effectue pratiquement le travail de la police, comme la régulation de la circulation et d’autres tâches que la police d’Etat de San Francisco n’a pas les effectifs ou le temps de faire. 

Dans un arabe algérien parfait, il en profite pour prodiguer quelques conseils aux supporters de l’équipe nationale qui affronte la Jordanie mardi 23 juin à Santa Clara (Californie) dans un match comptant pour la deuxième journée du groupe J de la Coupe du monde 2026. 

“Vous devez savoir que les produits pyrotechniques constituent un délit sérieux ici en Californie, notamment à Santa Clara et San Mateo. “J’ai révisé la loi sur les incendies. Tout feu allumé dehors est illégal”, prévient-il.

 “L’équipe nationale est venue pour gagner, c’est sa mission. Celle des supporters est d’être les ambassadeurs du pays”, ajoute-t-il devant l’imposant Levi’s Stadium de San Francisco qui abritera la rencontre Algérie-Jordanie. 

 

 

Dr Bendaoud, ou l’attachement à l’Algérie de père en fils 

 

Dr Bendaoud, un pédopsychiatre, est, lui, depuis 36 ans à Los Angeles. Il a étudié en Algérie puis a fait son résidanat en France où il a rencontré sa femme américaine, raconte-t-il au media LeLien.

L’homme parle encore parfaitement l’arabe algérien, mais son fils Ali, 22 ans, s’exprime en anglais. “Je suis là pour le match de mon père. L’Algérie est mon équipe et je la soutiens quoi qu’il arrive”, dit l’étudiant de 22 ans. 

Lui et son père ont fait six heures de route jusqu’à Sans Francisco pour le match des Verts. “Inchallah nous serons un bon présage pour qu’ils gagnent. Ne nous décevez pas, de toute façon on est toujours derrière vous”, dit le père. 

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