
L’Algérie a adressé une mise en demeure au géant Meta sur les comptes anonymes de la messagerie WhatsApp, a indiqué le ministère de la Poste et des télécommunications ce lundi 10 août.
Ce dernier indique suivre de près l’activation de la fonctionnalité « Noms d’utilisateur » (usernames) sur WhatsApp en Algérie.
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« Cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de s’inscrire et de communiquer sans divulguer leur numéro de téléphone », explique le ministère en annonçant avoir saisi officiellement par courrier Meta. Que demande l’Algérie ?
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Comptes anonymes de WhatsApp : ce que réclame l’Algérie de Meta
Le ministère précise qu’il « n’a aucune objection à l’utilisation de cette fonctionnalité, notamment du point de vue de la sécurité et de l’expérience utilisateur, qui ne dépend pas du partage de son numéro de téléphone ».
Toutefois, il réclame que « tout compte WhatsApp actif ou activé en Algérie doit être lié à un numéro de téléphone mobile valide qui a été enregistré auprès d’un opérateur mobile algérien. »
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Le ministère demande aussi au géant américain des réseaux sociaux (Facebook, Instagram) de « fournir une réponse écrite confirmant que chaque compte WhatsApp utilisé en Algérie reste lié à un numéro de téléphone valide et vérifié », et qu’il « n’autorisera pas la création ni la gestion de comptes reposant uniquement sur un nom d’utilisateur, sans lien avec un numéro de téléphone ».
Le ministère de la Poste et des Télécommunications demande aussi à la multinationale fondée par le propriétaire de Facebook, Mark Zuckerberg, un « plan de mise en œuvre précis, assorti d’un calendrier, pour toute adaptation technique spécifique au marché algérien ».
Cette demande est « nécessaire et proportionnée, et qu’elle ne porte pas atteinte à la vie privée des utilisateurs ni au chiffrement de bout en bout », précise le ministère. Pour lui, l’objectif est de garantir la « confiance et la responsabilité numériques », et de contribuer à la « prévention de la fraude, de l’usurpation d’identité et de la cybercriminalité, conformément à la législation algérienne en vigueur ».