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Algérie : l’autre risque caché de la pastèque

La saison de la pastèque bat son plein en Algérie, mais la consommation de ce fruit gorgé n’est pas sans risque sur la santé. L’Apoce met en garde contre un risque caché.

Algérie : l’autre risque caché de la pastèque
Algérie : l’Apoce met en garde contre l’autre risque caché de la pastèque. / Par flucas / Adobe Stock
Rafik Tadjer
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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C’est la saison de la pastèque en Algérie. Comme chaque année, l’offre est abondante et les prix sont accessibles. Mais ce fruit d’été très prisé est aussi porteur de risques d’intoxication s’il est produit ou consommé dans des conditions qui ne prennent pas en compte les critères sanitaires et d’hygiène.

L’Association algérienne de protection du consommateur et de son environnement (Apoce) dit avoir pris connaissance de cas d’intoxication alimentaire due à la consommation de pastèque. L’organisation a apporté des explications tout en invitant les consommateurs à “ne pas se laisser influencer par tout ce se dit”.

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Des cas d’intoxication alimentaire à cause de la pastèque en Algérie

Les cas enregistrés sont principalement des “intoxications aiguës, souvent d’origine bactérienne, résultant d’un manque d’hygiène, d’une mauvaise conservation ou d’une contamination lors de la production, du transport ou de la vente, et dont les symptômes apparaissent rapidement”, indique l’organisation sur sa page Facebook officielle, sans préciser le nombre de cas enregistrés.

Outre ces cas où les symptômes sont visibles immédiatement après la consommation, l’Apoce met en garde contre un autre danger “moins évident mais plus grave”, celui de “l’intoxication chronique”.

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Ce type d’intoxication dont les effets de ne se manifestent pas immédiatement résulte d’une utilisation excessive de pesticides, d’engrais et de produits chimiques, notamment d’engrais azotés, dans le processus de production. Les effets peuvent s’accumuler dans l’organisme au fil des années, met en garde l’organisation de Mustapha Zebdi.

Toutefois, l’Apoce rassure les consommateurs et les invite à ne pas croire tout ce qui se dit à ce propos. “Une teneur élevée en nitrates ne peut pas être détectée à l’œil nu, ni par la couleur ou le goût de la pastèque, mais uniquement par des analyses de laboratoire. Il ne faut donc pas se laisser influencer par les rumeurs ou les informations non-scientifiques qui circulent”, écrit-elle.

Rationaliser l’utilisation des pesticides et des engrais

L’organisation livre aussi ses recommandations pour une consommation saine de la pastèque. Elle conseille de l’acheter auprès de sources fiables, de bien la laver avant de la découper, d’utiliser des ustensiles propres et de la conserver au réfrigérateur une fois découpée.

L’Apoce insiste également sur la nécessité de rationaliser l’utilisation des pesticides et des engrais, d’intensifier les contrôles sur le terrain, de procéder à des analyses en laboratoire et d’appliquer rigoureusement la loi à l’encontre de tous les contrevenants.

“Nous avons tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises et nous réaffirmons que la protection de la santé des citoyens ne passe pas par la gestion des conséquences d’une catastrophe, mais par la prévention, la surveillance, l’application de la loi et le soutien à une production agricole responsable”, rappelle l’association.

“La sécurité alimentaire est une responsabilité partagée entre le producteur, le commerçant, les autorités de contrôle et le consommateur”, conclut-elle.

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