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Algérie : la pastèque victime de “rumeurs malveillantes”

Face aux rumeurs « malveillantes », les professionnels de la filière pastèque en Algérie montent au créneau pour défendre leurs produits

Algérie : la pastèque victime de “rumeurs malveillantes”
Des rumeurs « malveillantes » mettent en danger la filière pastèque en Algérie / Par Ferdous Hasan de Pexels
Ali Idir
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Le débat en ce début de l’été en Algérie porte sur les dangers de la consommation de la pastèque, un fruit abondant en cette période de l’année et vendu à des prix très accessibles à tous.

Tout est parti d’informations non vérifiées, diffusées sur les réseaux sociaux et faisant état de cas d’intoxication dus à la pastèque.

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Une organisation professionnelle est montée au créneau pour dénoncer ce qu’elle considère comme des “rumeurs malveillantes” qui visent la filière.

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Des rumeurs d’intoxications non vérifiées 

L’Association algérienne de protection du consommateur et de son environnement (Apoce) avait mis en garde dans un post diffusé sur les réseaux sociaux la semaine passée sur les dangers apparents et cachés de la pastèque contenant une haute teneur en nitrates, appelant à rationaliser l’utilisation des pesticides et des engrais dans l’agriculture.

L’association a indiqué avoir “pris connaissance de cas d’intoxication”, mais elle a précisé qu’ils étaient liés aux conditions de découpage de la pastèque et non à la contamination du fruit.

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Le plus grand nombre de cas, 135, a été signalé dans la wilaya de Batna. Mais la wilaya a formellement démenti, indiquant qu’il s’agit de “rumeurs dénuées de fondement” et assurant qu’aucun cas d’intoxication n’a été enregistré.

L’organisation des grossistes monte au créneau 

La Fédération nationale des marchés et des grossistes en fruits et légumes, relevant de l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA) a elle aussi réagi, dénonçant des “rumeurs malveillantes” visant “directement les produits de la vente en gros et s’étendant à la crédibilité des produits agricoles nationaux en général”.

La Fédération a exprimé dans un communiqué sa “profonde inquiétude et sa vive condamnation face à ces pratiques irresponsables” qui mettent en péril une filière agricole entière.

“Des pertes considérables aux agriculteurs et aux commerçants”

Ces rumeurs, dépourvues de tout fondement scientifique ou de confirmation officielle de la part des autorités compétentes, ont provoqué une grave crise au sein des marchés et ont eu un impact direct sur l’activité commerciale, ce qui a causé des pertes considérables aux agriculteurs et aux commerçants, en particulier au plus fort d’une saison considérée comme l’une des plus importantes en termes de production et de revenus pour des milliers de producteurs à travers le pays”, dénonce l’organisation professionnelle.

Pour elle, remettre en cause la qualité des produits agricoles nationaux “revient, par essence, à remettre en cause la compétence des experts, des spécialistes et des organismes de contrôle algériens”. “Nous considérons ces campagnes comme une tentative inacceptable de nuire à la stabilité du marché national et d’ébranler la confiance entre le producteur et le consommateur”, lit-on dans le communiqué.

“Les agriculteurs algériens constituent une ligne rouge”

Tout en appelant à faire preuve “de responsabilité et à s’abstenir de diffuser des informations non vérifiées”, la Fédération souligne qu’il convient de s’appuyer exclusivement sur les données officielles publiées par les organismes compétents afin de protéger la production nationale, qui est “l’un des piliers de la sécurité alimentaire”.

Aussi, elle réaffirme son “soutien total” aux agriculteurs et aux commerçants, ainsi que son engagement en faveur “d’une collaboration et d’une coordination permanentes pour contrer toute tentative de dénigrement ou d’atteinte à la stabilité du marché”.

Les agriculteurs et agricultrices d’Algérie constituent une ligne rouge et nous ne permettrons à aucune partie, qu’elle soit interne ou externe, de porter atteinte à leurs efforts ou à la confiance des citoyens dans leurs produits”, conclut le communiqué.

De nombreux agriculteurs sont également montés au créneau pour dénoncer ces rumeurs qui plombent les ventes de la pastèque dont les prix se sont effondrés à 100 DA la pièce à El Tarf. Dans des vidéos postées sur les réseaux, ils découpent des pastèques et consomment le fruit pour montrer qu’il ne représente aucun danger pour les consommateurs.

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