
Le désormais ex-sélectionneur national Vladimir Petkovic fait l’unanimité contre lui en Algérie après l’élimination des Verts en 16es de finale du mondial 2026 après leur défaite face à la Suisse (0-2) vendredi 3 juillet à Vancouver.
Parmi les critiques qui accablent la Fédération algérienne de football (FAF), le renouvellement du contrat du technicien suisse sans attendre les résultats de l’équipe en coupe du monde.
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Petkovic est-il vraiment un gouffre financier pour l’équipe d’Algérie ?
En comptant son salaire, augmenté début juin de 135 000 à 160 000 euros, et ses indemnités de départ, le passage de Petkovic est ainsi présenté comme un gouffre financier. Mais est-ce vraiment le cas ?
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Quel que soit ce que l’on pourrait penser des résultats sportifs (un quart de finale de coupe d’Afrique et un seizième de finale de coupe du monde), sur le plan financier, le bilan n’est pas, pour certains, aussi négatif qu’on le présente. Il y en a même qui le trouvent positif pour la trésorerie de la Fédération algérienne de football.
Vladimir Petkovic a été nommé sélectionneur en mars 2024, en remplacement de Djamel Belmadi après un triple fiasco : deux sorties consécutives du premier tour de la CAN (2021 et 2023) et une élimination dramatique de la course à la Coupe du monde 2022.
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Le Suisse a signé pour un salaire mensuel de 135 000 euros. Comme son prédécesseur, il a réalisé un parcours mitigé. Il a mené les Verts aux quarts de finale de la CAN 2025 puis au deuxième tour du mondial 2026, mais il n’a pas gagné la CAN comme l’avait fait Djamel Belmadi en 2019.
Par la qualification au 2e tour du Mondial 2026, Petkovic a fait rentrer 11 millions de dollars
Rafik Ouahid, journaliste spécialisé d’El Khabar, est de ceux qui pensent que, sur le plan financier, la Fédération n’a pas perdu avec Petkovic. “Les gens se focalisent sur la prolongation du contrat (de Petkovic). Il faut être juste avec tout le monde. Petkovic a raté la coupe du monde, mais on ne peut pas remettre en cause le travail de la Fédération depuis le début”, dit-il sur El Watania TV.
Chiffres à l’appui, il explique que le sélectionneur sortant a rapporté plus qu’il n’a coûté. Des sources de la Fédération ont indiqué qu’il a été mis fin au contrat de Petkovic moyennant le paiement de deux mois de salaire.
Même s’il prend trois mois de salaire, cela ferait un total de 480 000 euros. Or, avec la qualification aux 16es de finale de la coupe du monde, la FAF va encaisser un pactole de 11 millions de dollars. « Cela en plus du 1,3 million de dollars d’indemnité de qualification aux quarts de finale de la CAN 2025 », calcule le journaliste.
L’aspect financier, un argument à charge et à décharge
Depuis qu’il a pris en main la barre technique de l’équipe nationale, Petkovic aura encaissé entre 3,5 et 4 millions d’euros, si l’on considère qu’il a été payé 135 000 euros par mois jusqu’en mai 2026, puis 160 000 euros depuis juin.
Vu sous cet angle, l’expérience n’est pas un fiasco financier. Toutefois, certains pourraient utiliser ce même argument financier pour enfoncer le sélectionneur et la Fédération, puisque, d’après le même calcul, la défaite largement évitable face à la Suisse a privé les caisses de la FAF de quelques millions supplémentaires. La prime augmente en effet à chaque tour passé, pour atteindre 50 millions de dollars pour le vainqueur final du mondial.