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L’Algérie a demandé à l’Espagne de « jouer un rôle positif » pour favoriser un meilleur équilibre dans les relations économiques entre l’Algérie et l’UE, et contribuer à la mise en œuvre du Conseil de partenariat algéro-européen, qui ne s’est pas réuni depuis 2020.
La demande a été formulée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, au Premier ministre espagnol Pedro Sanchez lors de la visite de ce dernier, lundi 20 juillet, à Alger. Pourquoi l’Algérie a-t-elle fait une telle demande à l’Espagne ? À TSA, l’économiste Brahim Guendouzi explique les raisons.
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« L’Algérie a demandé la révision de l’accord d’association avec l’UE. De son côté, la Commission de Bruxelles considère que les mesures commerciales restrictives algériennes s’inscrivent en porte-à-faux avec les clauses de l’accord. Le président Tebboune vient de déclarer que le Conseil d’Association Algérie – UE ne s’est pas réuni depuis 2020 ! C’est justement ce conseil en tant que structure de rapprochements des divergences qui est censé donner une nouvelle dynamique, celle qu’attend l’Algérie », explique-t-il.
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Au vu des engagements entre l’Algérie, l’Italie, l’Allemagne et l’Espagne, il y a lieu « d’espérer une évolution rapide dans le traitement du dossier commercial entre l’Algérie et l’UE, compte tenu des récentes évolutions sur les plans énergétiques, de l’investissement productif et de la question de la mobilité des personnes », ajoute M. Guendouzi.
Le 14 juin 2024, l’Union européenne, mécontente des mesures prises par le gouvernement algérien pour réguler les importations, a annoncé le lancement d’ « une procédure de règlement des différends contre l’Algérie ».
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Contentieux avec l’UE : l’Algérie compte sur le poids de l’Espagne
Cette décision était liée aussi aux restrictions imposées par Alger au commerce avec Madrid, deux ans plus tôt. Depuis, les relations algéro-espagnoles sont revenues à la normale et le commerce entre les deux pays a repris.
« De mon point de vue, une partie des contentieux commerciaux soulevés par la Commission de Bruxelles relève de la suspension par l’Algérie du traité d’amitié avec l’Espagne et le gel d’un certain nombre d’accords commerciaux entre les deux pays au moment de la crise. Évidemment, aujourd’hui, tout est rentré dans l’ordre, sauf dans l’administration de la Commission de Bruxelles, où il faudra une initiative forte pour faire bouger les choses. Peut-être que l’Espagne est appelée à jouer ce rôle ! », explique M. Guendouzi.
À Alger, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a assuré que l’Algérie pouvait compter sur l’Espagne, d’autant qu’un autre contentieux a éclaté en juillet 2024 entre Alger et Paris.
« L’Algérie est un partenaire clé pour l’Espagne, de par sa position géographique, sa dimension africaine et méditerranéenne, mais aussi par son extraordinaire poids géostratégique. L’Algérie peut compter sur l’Espagne », a-t-il dit.