
Parallèlement, le ministère des Affaires étrangères a décidé de dépêcher une commission d’enquête, attendue dans quelques jours dans la capitale algérienne.
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Trafic de visas au consulat d’Espagne à Alger : nouveau rebondissement
Selon le journal The Objective, une juge de l’Audience nationale à Madrid a informé Maua Belkacemi, la secrétaire du consul Gauden Villas, et deux employés administratifs chargés du traitement des visas, Hocine Malek et Lylia Dricy, de leur mise en examen dans le cadre de l’enquête pour trafic présumé de visas.
Ces deux derniers sont de nationalité algérienne et Maua Belkacemi dispose de la double nationalité algérienne et espagnole.
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Malgré leur mise en examen formelle et “la gravité des faits”, ils continuent à exercer leurs fonctions au consulat d’Espagne à Alger et “font partie du cercle rapproché du consul”, selon le journal espagnol.
En avril dernier, Vicente Moreno, chef de mission adjoint à l’ambassade d’Espagne, à Alger et Mohamed Boutouchent, un employé local, ont été arrêtés en Espagne et mis en examen.
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L’épouse de Moreno, également de nationalité algérienne, avait elle aussi été mise en examen.
La société indienne BLS, prestataire de service pour la gestion des rendez-vous de visas, est elle aussi mise en cause dans cette affaire.
L’Audience nationale espagnole a constaté “l’implication de sociétés collaboratrices fournissant des services administratifs, tels que la prise de rendez-vous et la gestion de documents, dont le personnel aurait facilité la constitution de dossiers et tiré profit de cette activité, en sélectionnant uniquement les familles ayant effectué les paiements requis au réseau”.
L’enquête a pu établir que les pots-de-vin perçus s’élèvent à 25 000 euros par famille.
Visas : une commission d’inspection espagnole attendue le 20 septembre à Alger
The Objective ajoute que le ministère espagnol des Affaires étrangères a décidé de dépêcher une équipe d’inspection au consulat d’Alger afin d’enquêter sur son fonctionnement. L’équipe d’inspecteurs arrivera dans la capitale algérienne le 20 septembre.
L’enquête a été déclenchée à la suite de communications officielles de l’ambassade d’Espagne en Algérie. Les autorités ont été informées de l’existence d’un réseau de délivrance frauduleuse de visas Schengen.
En 2025, des hommes d’affaires espagnols se sont plaints du fait que le consulat général à Alger refusait systématiquement de délivrer des visas de travail aux citoyens algériens et ont fait état de l’existence d’une “structure criminelle” opérant au sein du consulat, “facilitant la délivrance de visas en échange de compensations financières et blanchissant une partie de leurs profits en Espagne par le biais d’un système d’achat de véhicules”.
Selon le dossier judiciaire, les victimes collatérales de cette escroquerie sont les demandeurs de visa qui remplissent les conditions. Leurs rendez-vous étaient contournés au profit de ceux qui versaient des pots-de-vin.
De plus, le système s’étendait au-delà d’Alger et l’activité criminelle incluait parfois l’obtention et le maintien d’un statut de résident dans l’espace Schengen par le biais de réseaux organisés qui prennent en charge la dernière étape de l’opération.