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Micro-importation : comment des Algériens de l’étranger contournent la réglementation

Le dispositif de la micro-importation qui a été mis en place par l’Algérie en 2025 pour légaliser le commerce dit du cabas attire les Algériens de l’étranger.

Micro-importation : comment des Algériens de l’étranger contournent la réglementation
La micro-importation est réservée exclusivement aux Algériens résidents / Source image : DR pour TSA
Ali Idir
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Le dispositif de la micro-importation, mis en place en faveur des jeunes auto-entrepreneurs, n’échappe pas aux pratiques frauduleuses.

Des Algériens résidant à l’étranger effectuent des petites opérations d’importation alors que la réglementation ne les y autorise pas.

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La micro-importation réservée exclusivement aux Algériens résidents

Le dispositif a été mis en place en 2025 afin de formaliser les activités dites du « cabas », ou les importations effectuées par des jeunes en dehors du cadre légal. Le décret 25-170 stipule que l’activité est destinée exclusivement aux auto-entrepreneurs de nationalité algérienne et résidents en Algérie, qui ne sont pas salariés et qui n’exercent pas d’activité commerciale classique ou de profession libérale.

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La valeur de la marchandise importée dans ce cadre est plafonnée par le même texte à 1,8 million de dinars par déplacement, dans la limite de deux voyages par mois, avec application de droits de douane fortement réduits (5 %) et un IFU (impôt forfaitaire unique) de 0,5 %.

Des pratiques pour contourner la réglementation

Malgré la clarté des dispositions réglementaires, certains ont trouvé le moyen de les contourner. Il s’agit, selon une note officielle, de jeunes Algériens expatriés qui utiliseraient des certificats de résidence en Algérie du fait qu’ils disposent de biens immobiliers au pays.

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Ces jeunes expatriés se déplacent avec des véhicules immatriculés à l’étranger et règlent l’achat de leurs marchandises à partir de leurs comptes bancaires ouverts à l’étranger, apprend-on encore.

À noter que la réglementation exige, pour l’exercice de l’activité de micro-importation, l’ouverture d’un compte bancaire auprès de la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et l’utilisation exclusive de la carte de paiement international remise par cette même banque.

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