
Du nouveau dans l’affaire Mohamed Lamine Belghit. La Cour suprême a tranché sur le recours introduit par la défense de cet universitaire qui a été condamné en appel le 7 octobre dernier à cinq ans de prison dont deux avec sursis.
Le 3 juillet, Belghit a écopé, en première instance, d’une peine de 5 ans de prison pour “actes visant l’unité nationale en attaquant les symboles de la nation et de la République, atteinte à l’unité nationale et diffusion d’un discours de haine et de discrimination par le biais des technologies de l’information et de la communication”.
A lire aussi : Inscription à la vaccination anti-Covid : prenez rendez-vous en ligne
NOS VIDÉOS
A lire aussi : Société civile – classe politique : la tenue d’une conférence nationale se précise
Selon son avocat, l’appel interjeté par la défense devant la plus haute juridiction judiciaire en Algérie « n’a pas été accepté », ce qui signifie que sa condamnation est définitive.
« La Cour suprême a rendu une décision rejetant l’appel interjeté par la défense du professeur Mohamed Lamine Belghit (…). Le jugement devient définitif et sans appel », a écrit Me Toufik Hichour dans un post publié mercredi soir sur sa page Facebook.
A lire aussi : Algérie : révélations glaçantes sur le drame du bus de Oued El Harrach
Mohamed Lamine espère une grâce présidentielle
Après avoir épuisé toutes les voies de recours judiciaire, Mohamed Belghit se tourne vers le président de la République, Abdelmadjid Tebboune dans « l’espoir qu’il accorde une grâce présidentielle au fils de la famille révolutionnaire, le professeur Mohamed Lamine Belghit », ajoute Me Hichour.
L’avocat de Belghit ajoute que les appels à la grâce présidentielle surviennent à un « moment profondément symbolique, coïncidant avec la commémoration par le peuple algérien des évènements du 11 décembre 1960, et alors que de larges pans de la population nourrissent l’espoir que la décision présidentielle attendue leur apportera une lueur de justice dans un avenir proche ».
Mohamed Lamine Belghit a été arrêté à la suite de ses déclarations sur la chaîne émiratie Sky News où il a tenu de graves propos révisionnistes, soutenant que l’amazighité est une création « franco-sionistes » et traitant les Franco-Algériens de « harkis ». Ses déclarations ont suscité une vague d’indignations et de condamnations dans le pays, mais de nombreuses voix ont appelé à sa libération.