
Kaylia Nemour dédicacera son livre « L’Ombre de l’Or » (Anep Editions) sur le stand de l’Anep du Sila 2026, vendredi 6 novembre de 10 h à 11 h.
Ecrit avec Frédéric Brindille, cet ouvrage raconte son parcours, ses épreuves et son ascension fulgurante. La championne olympique algérienne a accordé un entretien à TSA.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Elle parle de son livre, de sa coach Nadia Massé, de ses objectifs, des deux médailles qu’elle a décrochées aux Mondiaux de Rotterdam 2026, de ses objectifs pour les JO 2028, de son plat algérien préféré, de ses endroits préférés à Alger…
A lire aussi : Sporting Portugal : Slimani dans la tourmente
Qu’est-ce que cela vous fait d’être à nouveau en Algérie ?
Kaylia Nemour : Je suis très heureuse d’être en Algérie. J’ai quand même la chance de pouvoir venir assez souvent en fonction de mon planning des entrainements. C’est toujours un plaisir de venir ici et de retrouver des gens très accueillants. Plus je viens, plus j’ai envie de revenir.
Vous allez dédicacer votre livre vendredi 6 novembre au Salon international du livre d’Alger (Sila 2026). Que vont y découvrir les lecteurs de plus que ce qu’ils savent déjà sur vous ?
Kaylia Nemour : Tout simplement je raconte mon histoire depuis mes débuts dans la gymnastique : comment j’ai commencé petite et tout le chemin que j’ai parcouru jusqu’aux Mondiaux 2025.
A lire aussi : Imane Khelif : disparition inquiétante des rings de la championne algérienne
Il y a des passages d’une période de ma vie très compliquée mais aussi des moments inoubliables dans ma carrière. En lisant ce livre, les gens vont rentrer dans ma tête parce que je dis vraiment ce que je pense. Les gens vont vraiment se mettre à ma place. Mon livre est facile à lire et j’espère que les lecteurs vont aimer mon histoire.
Vous avez décroché deux médailles d’or il y a deux semaines aux Mondiaux de Rotterdam. C’est exceptionnel. Vous attendiez-vous à un tel succès ?
Kaylia Nemour : Honnêtement, je ne m’attendais pas forcément à ce résultat final. J’avais aussi un objectif de finale et de médaille à la poutre si j’arrivais à bien faire mon mouvement, mais le premier jour je n’ai pas réussi à avoir cette médaille au concours général à cause d’une erreur.
J’ai pu me remobiliser après pour les barres asymétriques et j’ai décroché l’or. J’étais très contente, en revanche avoir une médaille d’or à la poutre, c’est juste exceptionnel !
Malgré la déception en finale du concours général, vous avez su rebondir pour remporter deux médailles d’or, à la poutre et aux barres asymétriques. Comment avez-vous pu rebondir ?
Kaylia Nemour : J’étais bien entourée, parce que j’avoue j’étais un peu démotivée. J’ai travaillé pendant un an pour ce concours général et il venait de m’échapper.
C’était vraiment très dur mais, j’ai essayé de mettre cette déception de côté, car j’avais des finales très importantes à la poutre et aux barres asymétriques. Je me suis focalisée sur les barres puis le lendemain sur la poutre, et les résultats ont suivi. Cela a réparé mon cœur.
À quoi pensez-vous au moment d’entamer une finale ?
Kaylia Nemour : je suis juste concentrée sur ce que je répète tous les jours à l’entrainement.
Quels sont vos objectifs pour les JO de Los Angeles 2028
Kaylia Nemour : Les Jeux olympiques c’est la plus haute compétition. Le fait que j’ai gagné deux médailles d’or, il y a deux semaines aux Mondiaux de Rotterdam, me met en confiance pour la suite du parcours.
Cependant, les Jeux olympiques c’est quand même dans un an et demi. Certes, ces deux médailles reflètent le travail que j’ai accompli mais cela n’assure pas la performance des JO.
Évidemment que ça met en confiance mais beaucoup de travail reste à venir. Pour les objectifs, il y a les Mondiaux en 2027 et les étapes de Coupes du monde qui vont arriver avant les JO de 2028.
Viserez-vous trois médailles d’or aux JO 2028 ?
Kaylia Nemour : C’est trop tôt pour s’avancer sur les objectifs mais en tout cas, je vais continuer à travailler dur pour le concours général et forcément pour les barres asymétriques et pour la poutre.
Quels sont les secrets de la réussite de Kaylia Nemour ?
Kaylia Nemour : Depuis toute petite, j’ai une bonne hygiène de vie : je me couche tôt, je garde une activité physique quand je n’ai pas de gymnastique et je fais attention à mon alimentation. C’est un tout qui permet de s’entrainer dur !
Après la médaille d’or aux Jeux olympiques de Paris 2024, j’ai eu une baisse de moral et de motivation mais Nadia Massé m’a montrée une autre vision de la gymnastique.
Au fur et à mesure, j’ai eu de nouveaux objectifs notamment celui du concours général. Je pense qu’à présent, je suis plus forte qu’avant. Kaylia a évolué en tant que jeune femme et en tant que sportive aussi.
Que vous a apporté votre nouvelle coach Nadia Massé ?
Kaylia Nemour : Une autre perception de la gymnastique. Je sais pourquoi je viens, pourquoi j’effectue cet exercice.
Par ailleurs, humainement parlant c’est très diffèrent. Quand on a commencé à travailler ensemble, elle m’a appris par exemple, à avoir confiance en moi. Pour moi c’est une clef, quelque chose d’important pour la performance.
Vous sentez-vous aujourd’hui plus épanouie, plus heureuse ?
Kaylia Nemour : C’est clair ! D’ailleurs tout le monde me le dit, que ce soit aux entrainements ou dans ma vie de tous les jours. Je reste concentrée. Le travail est exigeant mais je me suis libérée. Je reste moi-même.
En gagnant la médaille d’or aux JO de Paris 2024, vous avez boosté la pratique de la gymnastique en Algérie. Quel conseil donneriez-vous aux jeunes gymnastes ?
Kaylia Nemour : De rêver grand ! De pratiquer la gym avec passion, avec son cœur et en se fixant des objectifs et surtout ne pas craindre de se lancer.
Pour faire du haut niveau en ce moment en Algérie, je pense que c’est le volume horaire qui manque parce qu’il y a vraiment des pépites, de belles jeunes gymnastes qui pourraient aller très loin. Une gymnaste de haut niveau doit s’entrainer entre 25 et 30 heures par semaine.
Vous venez souvent en Algérie. Quels sont les endroits que vous préférez ?
Kaylia Nemour : Quand je viens en Algérie, je descends principalement à Alger. J’ai été deux fois à Oran.
Mes séjours s’étalent sur des périodes courtes, et très rythmées, à cause de multiples rendez-vous, sinon, j’aime beaucoup le Jardin d’Essai et la Grande-Poste.
En tant qu’athlète de haut niveau, quel plat algérien vous autorisez-vous à consommer sans modération ?
Kaylia Nemour : Il n’y a rien que je consomme sans modération, cependant j’aime beaucoup la rechta !
Et côté sucré, quels sont les gâteaux algériens que vous préférez ?
Kaylia Nemour : Je n’aime pas tout ce qui est trop sucré. J’aime le chocolat noir, les gâteaux allégés en sucre mais pas les pâtisseries orientales qui sont trop sucrées à mon goût.