
Air France a demandé à ses équipes à Alger et Oran de ne plus embarquer les voyageurs algériens à destination qui ne sont pas munis d’une résidence valide dans ce pays.
L’affaire, qui a été révélée mercredi dernier, interroge sur la démarche de la compagnie aérienne française. Cette dernière s’est mise à appliquer une décision prise, selon elle, par la Police des airs et des frontières (PAF) marocaine.
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En Algérie, le comportement d’Air France ne passe pas. Le quotidien gouvernemental El Moudjahid s’en est pris à la compagnie aérienne française, l’accusant de discrimination à l’égard des voyageurs algériens en transit via la France pour se rendre au Maroc. Dans un article qui pointe le crash éthique d’Air France, le quotidien gouvernemental estime que « la question n’est plus celle d’un simple incident individuel, mais devient une affaire de consignes appliquées. »
« Une telle démarche malveillante est à même d’éroder les liens de coopération qu’entretient l’Algérie avec la firme française », met en garde la publication qui reproche à Air Algérie de « transformer ces prérogatives en instrument de traitement arbitraire des voyageurs. »
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El Moudjahid rappelle que toute décision restrictive devrait s’appuyer sur un « fondement réglementaire formellement établi et être appliquée dans le respect des droits des voyageurs », Or, ajoute-t-il, Air France « n’applique cette restriction qu’envers les voyageurs algériens. »
Le quotidien gouvernemental qualifie de « malveillante » la démarche de la compagnie aérienne française, tout en avertissant qu’elle « ne saurait demeurer sans conséquences sur les liens de coopération qu’entretient l’Algérie avec la firme hexagonale. »
« Le respect des Algériens n’est ni négociable ni optionnel. Il ne saurait être suspendu aux décisions d’un comptoir d’enregistrement », conclut El Moudjahid.