
Sa chair aqueuse et rafraîchissante, son bon rapport qualité-prix en font la reine des tables algériennes en été. La pastèque est l’un des fruits les plus appréciés durant la saison estivale. A la maison, à la plage, en pique-nique, c’est l’un de nos desserts préférés.
Pourtant, pendant les deux premières semaines de juillet, la pastèque a dégringolé de son piédestal, victime de rumeurs sur les réseaux sociaux.
A lire aussi : Société civile – classe politique : la tenue d’une conférence nationale se précise
Ces rumeurs se sont répandues comme une traînée de poudre à travers tout le pays : consommer de la pastèque aurait des conséquences graves sur notre santé liés à la présence de produits chimiques à l’intérieur ce fruit et à l’arrosage des agriculteurs avec des eaux usées.
A lire aussi : Inscription à la vaccination anti-Covid : prenez rendez-vous en ligne
La pastèque retrouve sa place sur les étales après deux semaines de crise
Cette campagne de dénigrement a immédiatement eu des conséquences sur la commercialisation de ce fruit. Boycott général à travers tout le pays. Même au prix dérisoire de 20 DA le kilo, ce fruit ne trouvait pas preneur.
Cette défiance a eu de lourdes répercussions sur les producteurs. Certains agriculteurs ont été contraints de jeter une partie importante de leur récolte, subissant ainsi une importante perte financière.
A lire aussi : Algérie : révélations glaçantes sur le drame du bus de Oued El Harrach
Afin de rassurer l’opinion publique, le gouvernement est intervenu en affirmant que les contrôles effectués par les services compétents n’ont révélé aucun danger lié à la consommation de ce fruit.
Cette annonce a-t-elle rassuré les consommateurs ? Petit tour chez les commerçants d’Alger pour une vérification de visu, sur le terrain.
En ce mois de juillet particulièrement chaud et humide, les chalands préfèrent effectuer leurs courses tôt le matin. Au marché de Birkhadem où nous nous sommes rendus, les étals regorgent de fruits de saison : melons, raisins, pommes, nectarines, prunes et pastèques.
Après avoir été détrôné par son cousin le melon, pendant une quinzaine de jours, ce fruit retrouve enfin sa place dans le panier de la ménagère. Vendue entre 35 DA et 100 DA le kilo, la pastèque séduit à nouveau les consommateurs.
« Mes enfants en mangent tous les jours, et ils sont en parfaite santé », nous lance une dame. « En plus, son prix reste abordable, ce qui ne gâche rien à l’affaire », ajoute- t- elle.
Les consommateurs enfin rassurés
« (goût sucré) crie un vendeur en arabe. Lui propose des tranches de pastèques enveloppées dans un film transparent.
A 100 DZD le kilo, ce fruit s’écoule sans problème. Des clients s’agglutinent devant son étal. « Les consommateurs ont repris confiance », nous dit-il. « C’est vrai, la semaine dernière, la pastèque était boudée mais à présent tout est revenu à la normale. Goûtez, je vous garantis qu’il ne vous arrivera rien ! », dit-il en nous tendant un morceau de pastèque.
Rumeurs balayées
Chez un autre marchand, ce fruit se vend à 70 DA le kilo. On peut acheter une pastèque entière, un quart ou une moitié. « C’est vrai que je l’ai boycotté durant les deux dernières semaines car on la disait impropre à la consommation, mais après le démenti relayé des autorités, j’ai repris confiance », nous dit un père de famille.
Les rumeurs ont été balayées et la vente de ce fruit d’été par excellence a progressivement repris, au grand bonheur des producteurs, des commerçants et des consommateurs. « Nous avons subi des pertes financières à cause de cette mauvaise campagne, mais les affaires reprennent », se réjouit un vendeur de fruits.
La défiance écartée, la pastèque semble aujourd’hui réhabilitée aux yeux des consommateurs. Rafraîchissant et désaltérant, ce fruit contribue à l’hydratation de l’organisme particulièrement durant les périodes de fortes chaleurs.