
L’histoire peut paraître invraisemblable, mais elle est réelle. Un chat ramené d’Algérie par son propriétaire est sous la menace d’une expulsion du territoire belge pour défaut de vaccination.
Une affaire qui illustre les excès de la réglementation européenne, non pas dans le domaine d’immigration évidemment, mais en matière de normes sanitaires.
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Un chat « Algérien » indésirable en Belgique
L’histoire démontre aussi le poids des préjugés en Europe vis-à-vis des pays du Sud. Le litige est porté jusque devant le Conseil d’Etat.
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Selon le média local L’Avenir, Le chat, un siamois de 9 mois dénommé Robert, avait été ramené d’Algérie et mis en vente sur une plateforme en ligne spécialisée. En mai dernier, une femme de la ville de Mons, en Wallonie, a repéré l’annonce et acquis l’animal pour 600 euros.
Les choses se sont déroulées normalement jusqu’à ce qu’un vétérinaire se rende compte que le chat n’est ni vacciné ni pucé, ce qui contrevient aux règles de l’Union européenne.
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L’administration belge propose 3 solutions dont le renvoi du chat en Algérie
Il alerte aussitôt l’AFSCA, l’organisme belge de sécurité de la chaîne alimentaire. Vu que l’animal n’a pas été vacciné à temps, l’organisme a proposé trois solutions : le confiner pendant 4 mois, l’euthanasier ou le renvoyer en Algérie, indique pour sa part la RTBF.
L’administration a fondé sa décision sur un préjugé totalement faux : selon elle, il y aurait “un grand nombre de foyers de rage sur le sol algérien”.
La propriétaire ne souhaite pas se séparer de son chat, rejetant catégoriquement les options de l’euthanasie et de l’expulsion qu’elle juge “radicales pour un chaton de 9 mois”. Il lui reste le confinement, mais cela coûte cher, 50 euros la journée. Sur quatre mois, cela fait une petite fortune. Même l’idée d’un confinement à domicile est refusée par l’administration qui estime que cela est “irresponsable pour la vie animale et humaine”. Selon la RTBF, la dame a tenté de casser la décision devant le Conseil d’Etat, mais sans succès.