
Ali Benflis président de Talaie el Hourriyet a animé ce mardi 12 septembre une conférence de presse au siège de son parti à Alger. Une conférence qui intervient dans une situation qualifiée de « préoccupante » par l’ancien chef du gouvernement.
« La vacance du pouvoir »
Dans sa réponse aux déclarations de Ahmed Ouyahia qualifiant les partisans de l’application de l’article 102 de « désœuvrés », Ali Benflis affirme que « Le jeu de chaises musicales auquel nous assistons ne peut plus masquer la réalité (…) celle d’un pouvoir en déliquescence qui n’a d’autre issue que le paraître et l’approximation ».
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Pour Ali Benflis, « la vacance du pouvoir, la crise politico-économique sont une réalité que personne ne peut ignorer ». « La crise est beaucoup plus grave qu’on le laisse penser. La solution est dans l’implication de tous les acteurs de la société autour d’une table de dialogue pour tenter d’apporter un plus. Il faut d’abord trouver un accord politique », a-t-il ajouté.
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Malgré ce constat, Benflis n’est pas favorable à l’application de l’article 102. « À Talaie El Hourriyet, l’application de l’article 102 était notre revendication phare en 2014. Aujourd’hui, la situation est plus complexe elle s’aggrave d’une année à l’autre. D’où la nécessité de s’asseoir autour d’une table pour discuter et tenter de trouver des solutions à cette crise et ce avec la participation de tous les acteurs, sans exclusion ».
Selon lui, « le pourvoir actuelle impose sa position et n’est pas à l’écoute de l’autre. D’un côté, il nous invite au dialogue, de l’autre, il nous fixe les règles du jeu dont l’objectif et de faire taire la grogne sociale », affirme-t-il.
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« On parle d’un consensus où la place la mission de l’armée est bien claire : garantir la transition ». Mais comment aller vers une transition démocratique sans savoir avec qui dialoguer au sein du pouvoir ? Une question à laquelle le chef du parti n’a pas donné de réponse précise. « Ni le président, ni les institutions, ni les partis politiques ne peuvent apporter une solution à la situation actuelle. Il faut donc une consolidation d’efforts pour arriver à résoudre la crise », répond-il.