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Campagne électorale – 15e J : des meetings sans attrait et des manifestations anti-élections

Campagne électorale – 15e J : des meetings sans attrait et des manifestations anti-élections

La campagne électorale a bouclé ce dimanche 1er décembre sa deuxième semaine. Au menu, des meeting sans attrait et de nombreuses manifestations anti-élections en Algérie et à l’étranger.

Les candidats à l’élection présidentielle entament la dernière semaine de campagne dans un contexte politique toujours compliqué. À la contrainte de rencontrer des citoyens dans la rue, s’ajoute la difficulté de rameuter les foules pour remplir les salles, comme le montrent des vidéos relayées sur les réseaux sociaux.

Aussi, la multiplication des manifestations de rejet de l’élection n’est pas de nature à encourager les candidats à se hasarder à mener campagne dans certaines villes qu’ils boudent jusque là.

Faisant contre mauvaise fortune, bon cœur, les candidats, poursuivent leur campagne dont le moindre que l’on puisse dire, est qu’elle est poussive.

Abdelmadjid Tebboune a posé ses valises ce dimanche à Ouargla, une ville qui a fait parler d’elle ces dernières années pour ses multiples manifestations des chômeurs.

C’est pourquoi le candidat a promis aux jeunes de la région, selon le compte-rendu de l’agence officielle, d’accorder « des postes de responsabilités aux cadres originaires du Sud », en s’engageant en outre à « mettre fin aux recrutements par voie de sous-traitance, et les remplacer par le recrutement direct ».

Au cœur de la campagne, ces derniers jours, le sujet de l’ingérence a été de nouveau évoqué. Tebboune s’interroge pourquoi le Parlement européen qui a adopté jeudi une résolution sur l’Algérie, « fait preuve de mutisme concernant les 11 morts, plus de 4.000 blessés et un total de 2.000 détenus enregistrés suite aux manifestations des « gilets jaunes » en France ».

Louant la « sagesse » du Haut Commandement de l’Armée nationale populaire (ANP) qui « a contré toutes les manœuvres visant le pays », Tebboune a appelé à une participation « massive » des citoyens à la prochaine élection présidentielle.

Depuis Mila, Ali Benflis, a focalisé sa sortie sur la question économique en plaidant « la libération de l’initiative économique, l’innovation, la lutte contre la bureaucratie et la dépolitisation de l’acte économique ».

Convaincu que la présidentielle est « la seule issue » pour sortir de la crise, Ali Benflis a rappelé avoir mis en garde contre les « forces extraconstitutionnelles ». Il a soutenu que la cohésion entre l’institution militaire et le peuple (…) a sauvé l’État-Nation et a évincé la bande « Issaba ».

Dans le même contexte, il a mis en garde contre les desseins des « résidus de la bande qui tentent d’opérer un recyclage politique et de s’immiscer en force dans l’élection présidentielle ».

Comme Tebboune, il soutient que les Algériens « n’accepteront aucune forme d’ingérence ».

À Biskra, Abdelkader Bengrina, président d’El Bina a, lui, promis la relance de l’agriculture et l’encouragement de l’investissement. Dans ce contexte, il a promis, s’il est élu, d’« ouvrir des enquêtes sur tous les dossiers de privatisation depuis les années 90, à l’origine de la perte de milliers d’emplois, jusqu’au déclenchement du soulèvement populaire du 22 février, et ce pour récupérer les fonds dilapidés qui reviennent de droit à l’État et au peuple ».

Des sujets également au cœur de la campagne d’Azzedine Mihoubi, à El Bayadh, puis à Mascara. De nouveau, il a dénoncé « les voix qui s’élèvent à l’étranger », qui tentent, selon lui, de « déstabiliser l’Algérie et attenter à ses institutions ».

« La meilleure réponse à ces étrangers, qui ont tenté de porter atteinte à la stabilité de l’Algérie à la veille de l’élection, est la participation massive du peuple algérien à l’élection présidentielle, prévue le 12 décembre en cours », estime Mihoubi, cité par l’agence officielle.

Outre l’engagement à lutter contre la corruption, Abdelaziz Belaid, de son côté, a réitéré « son rejet catégorique de toute ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Algérie », soulignant que « l’unique solution pour les Algériens est l’organisation de l’élection présidentielle».

Parallèlement à ces sorties, des citoyens continuent à se mobiliser contre l’élection, comme à Naciria, dans la wilaya de Boumerdes, Jijel ou de nombreux manifestants anti-élections se sont rassemblés devant la salle où Benflis devait animer son meeting, à Oran, Bouira, à Tizi Ouzou ou encore à Bejaia où de nombreuses actions ont été enregistrées ce dimanche.

À l’étranger, deux importantes marches ont eu lieu à Paris et Bruxelles, où la diaspora algérienne a réitéré son rejet de la présidentielle du 12 décembre, et réclamé la libération des détenus du hirak.

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