
Le secteur de la céramique était l’un des plus affectés par la crise entre l’Algérie et l’Espagne. La suspension du commerce bilatéral à partir de juin 2022 a causé de grosses pertes notamment aux fabricants d’équipements et d’intrants qui faisaient une grande partie de leur chiffre d’affaires en Algérie. Les choses sont revenues à la normale entre Alger et Madrid à partir de novembre 2023 et le commerce a repris.
Les fabricants de machinerie pour céramique espagnols ont pu reconquérir leurs parts de marché en Algérie, assure leur représentant.
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Céramique : les affaires reprennent entre l’Espagne et l’Algérie
José Miquel est président de l’Asebec, l’association espagnole des fabricants d’équipements pour l’industrie de la céramique. Dans un entretien au journal El Periodico Mediterraneo, il a fait état d’une grave crise qui affecte la filière.
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“La production et les ventes de céramique stagnent, et aucun investissement dans de nouvelles machines n’est réalisé. De ce fait, la maintenance et les petits investissements indispensables sont les seuls éléments qui nous permettent de survivre”, dit-il.
Pour se redéployer, l’organisation professionnelle axe ses efforts sur les zones où ses membres comptent leurs principaux clients internationaux, notamment l’Amérique centrale et du Sud et l’Afrique du Nord.
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José Miquel a été interrogé particulièrement sur le marché algérien, l’un des plus importants pour la filière espagnole des équipements de céramique. Selon lui, les affaires ont repris leur cours normal.
“Dans de nombreux cas, nous avons réussi à reconquérir les clients avec lesquels nous travaillions”, a-t-il assuré, tout en déplorant que les Espagnols ont perdu en Algérie des projets sur le point d’être finalisés.
Avant même la crise politique qui a aggravé les choses, les affaires avec l’Algérie étaient déjà affectées par la crise sanitaire.
“L’Algérie était et reste l’un de nos plus gros clients”
“Pendant le confinement, nous n’avons pas pu accéder aux nouveaux projets remportés par nos concurrents, ce qui nous a parfois même exclus du marché. Ces deux années d’impossibilité de collaborer avec nos clients nous ont fortement pénalisés à tous les niveaux d’une relation commerciale normale, d’autant plus que le confinement a été brutal”, a souligné José Miquel qui se félicite toutefois de la reconquête par les espagnols de leurs débouchés en Algérie.
“L’Algérie était et reste l’un de nos plus gros clients, et heureusement, grâce à de nombreux efforts, nous avons réussi à le reconquérir”, assure-t-il.
L’Asebec avait notamment organisé en mai dernier des rencontres à Sétif et Batna avec la participation de plusieurs entreprises espagnoles qui ont présenté leurs produits aux producteurs de céramique de l’est algérien.
Avec une quarantaine d’entreprises et une production de 200 millions de mètres carrés par an, le marché algérien est très important pour l’industrie espagnole de machineries et d’intrants de céramique.