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Confronté à une grave crise financière, Echorouk dénonce « un complot »

Confronté à une grave crise financière, Echorouk dénonce « un complot »

Le groupe médiatique Echorouk admet de sérieuses difficultés financières. Dans un entretien à la chaîne TV du groupe, le PDG Ali Fodil reconnaît même que le journal éponyme est presque « absent des kiosques » depuis huit mois.

« Le journal a été plus touché que les chaînes du groupe. Il a été sévèrement sanctionné. Son tirage a été réduit de 95% et il est presque totalement absent des kiosques », reconnaît Ali Fodil. Avant de tempérer : « Néanmoins, le journal est présent en force sur les réseaux sociaux et le site Echourouk Online demeure le numéro 1 et le plus lu en Algérie que ce soit sur le Net ou dans les kiosques (sic) ».

Echorouk a été, pendant de longues années, le premier journal en Algérie en termes de tirage. Au plus fort de la crise « footballistique » entre l’Algérie et l’Egypte en 2009, il avait revendiqué un tirage de 1,55 million d’exemplaires. En 2010, l’organisme français de justification de diffusion (OJD) l’accréditait d’un tirage quotidien de 670 000 exemplaires. Mais sa technique d’impression, dite « sur-demande », lui vaudra d’accumuler de lourdes dettes auprès des imprimeries publiques.

Cette situation a gravement affecté le groupe qui n’a même pas pu verser les salaires de ses employés pendant plusieurs mois, reconnaît encore M. Fodil pour qui tous ces déboires auraient pu être évités si Echorouk n’avait pas fait l’objet d’un « complot » durant l’exercice qui vient de s’écouler.

Le groupe tablait en effet sur deux superproductions télévisuelles pour renflouer ses caisses, mais des « parties », que Ali Fodil se garde de nommer, ont fait capoter ces projets.

« Il est temps qu’on parle de ce complot qui a visé le groupe Echorouk et qui lui a causé une crise financière asphyxiante après l’arrêt du tournage des feuilletons « Raïs Corso » et « Ces jours-là ». De gros budgets ont été dépensés et on comptait sur ces deux productions pour renflouer nos caisses et régler nos dettes auprès des imprimeries. Hélas, elles n’ont pas pu être diffusées à cause de ce complot », révèle le premier responsable d’Echorouk.

Ali Fodil explique la manière dont les deux projets ont été sabotés par des « rapports mensongers » remis par des parties malveillantes aux « responsables de l’Etat ». « Pourtant, le feuilleton « Ces jours-là », qui aborde une histoire romantique et la décennie noire, rend hommage à l’institution militaire et souligne le rôle important qu’elle a joué dans la lutte contre le terrorisme, contrairement ce qui a été colporté », regrette Ali Fodil.

Le feuilleton « Raïs Corso » a aussi fait l’objet d’une « cabale » similaire, menée cette fois par « un réalisateur », selon le patron du groupe médiatique.

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