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Coronavirus : l’Algérie parmi les trois portes d’entrée probables en Afrique

Coronavirus : l’Algérie parmi les trois portes d’entrée probables en Afrique

L’Algérie, l’Égypte et l’Afrique du sud, sont les trois portes d’entrée probables du coronavirus en Afrique, selon l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

« L’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud seraient les pays les plus à risque d’importation du coronavirus Covid-19 en Afrique en raison de l’importance des échanges aériens avec les provinces chinoises contaminées », affirme l’Inserm.

L’Institut précise qu’il se base sur une étude réalisée conjointement avec l’Institut Pierre-Louis d’épidémiologie et de santé publique (France), en collaboration avec l’Université libre de Bruxelles, The Oxford Martin Programme on Pandemic Genomics et l’Université de Californie Los Angeles. Les travaux de cette recherche ont été publiées dans la revue Lancet, selon l’Inserm.

Mais si l’Algérie, l’Égypte et l’Afrique sont les exposés au risque d’importation du Coronavirus en Afrique, ce sont aussi « les pays les mieux équipés du continent pour détecter rapidement les nouveaux cas et les prendre en charge. »

« Dans d’autres pays d’Afrique, le risque d’importation du virus est plus faible mais les carences sanitaires font craindre une diffusion rapide », avertit l’Inserm dans un communiqué, en ajoutant que les travaux ont évalué « le risque d’importation du virus en Afrique pays par pays, et les capacités de chaque pays à le détecter et à y faire face. »

« Pour établir ces prévisions, les chercheurs ont évalué le risque d’importation du virus d’après le nombre de cas déclarés par province chinoise, et en fonction du trafic aérien entre les trois principaux aéroports de chacune de ces provinces (en dehors de Hubei en raison de la suspension des vols) et chaque pays africain », explique l’Inserm.

Outre le risque d’importation du virus, les chercheurs « ont analysé le potentiel de chaque pays à faire face au risque de propagation d’une maladie contagieuse à partir de données de l’OMS et d’éléments officiels fournis par ces mêmes pays. »

« Les résultats montrent que l’Égypte, l’Algérie et l’Afrique du Sud sont les pays les plus exposés au risque d’importation du virus en Afrique en raison d’échanges commerciaux plus importants avec la Chine. En revanche, leurs scores SPAR et IDVI sont parmi les meilleurs du continent, ce qui permet d’espérer une détection et un confinement plus efficaces du virus », indique l’Inserm.

Le score Spare (State Party self-assessment annual reporting tool) comprend des « indicateurs décrivent la législation, l’adhésion aux référentiels de l’OMS, le savoir-faire des laboratoires, le personnel médical, l’organisation des urgences, la sécurité alimentaire, le niveau d’équipement des centres de soins ou encore la communication publique », selon la même source.

Pour le score Idvi (Infectious Disease Vulnerability Index), il « tient compte de facteurs non directement liés au système sanitaire mais pouvant influer sur la réponse apportée à une épidémie : l’importance de la population, le niveau socio-économique ou encore la stabilité politique », précise encore l’Inserm.

Pour le premier, l’Algérie obtient la note maximale (100), c’est-à-dire, une « forte préparation à affronter rapidement une épidémie ». Pour le deuxième, l’Algérie obtient 50 sur 100 qui correspond à la plus faible vulnérabilité.

Enfin, les chercheurs ont ‘regroupé les pays africains à risque en trois groupes selon les liaisons aériennes de provinces chinoises spécifiques avec ces pays’. Et l’Algérie fait partie du « premier groupe comprenant 18 pays serait plus vulnérable en cas d’épidémie majeure dans la province de Pékin ».

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