
Le dollar poursuit sa hausse sur le marché noir des devises en Algérie. Longtemps confiné sous la barre des 240 dinars, le billet vert a repris sa courbe ascendante. Au Square Port-Saïd d’Alger, la devise américaine est au plus haut depuis 11 mois.
Ce mercredi, elle est échangée à 243,5 DZD, un niveau qu’elle n’a pas atteint depuis fin novembre 2025 et son record de 248 dinars l’unité. En 24 heures, le dollar a gagné un dinar.
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Le 3 octobre dernier, il valait 239,5 dinars sur la plus importante place du marché noir des devises en Algérie. Pour l’euro, il reste stable. Ce mercredi, la monnaie unique européenne est cédée à 276 dinars, soit le même niveau qu’hier lundi.
Pour l’économiste Brahim Guendouzi, la flambée du dollar sur le marché parallèle s’explique essentiellement par la hausse des importations algériennes de véhicules de Chine. Durant les six premiers mois de 2026, l’Algérie a importé plus de 190.000 véhicules de Chine, en majorité par des particuliers.
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Algérie : le dollar tiré vers le haut par l’importation des véhicules de Chine
« La remontée du dollar US sur le marché informel peut s’expliquer par le dynamisme que connaît aujourd’hui la filière de l’importation de véhicules neufs à partir de la Chine. La forte demande enregistrée sur ces véhicules, en l’absence d’une offre sur le marché national, a fait évoluer positivement le cours du dollar sur le marché informel », explique-t-il à TSA.
Pour l’euro, il pâtit des difficultés liées aux voyages vers la zone euro en raison des restrictions sur les visas ainsi que du durcissement des contrôles concernant l’utilisation de l’allocation touristique de 750 euros. Ce durcissement touche notamment les Algériens qui se rendent en Tunisie.
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« Inversement, la demande sur l’euro s’est tassée du fait du ralentissement de la circulation des personnes physiques vers l’étranger, essentiellement vers la Tunisie et la France, pour des raisons diverses. La mise en œuvre d’une réglementation restrictive concernant le plafond de 7.500 euros par an à ne pas dépasser, conjuguée avec l’allocation touristique de 750 euros par an, ont eu un effet direct sur la demande d’euros sur le marché informel. L’offre de devises étant toujours dynamique sur ce marché », développe M. Guendouzi.