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Discours de Bensalah : trois choses à retenir

Discours de Bensalah : trois choses à retenir

Le chef de l’État, Abdelkader Bensalah, a adressé jeudi un discours à la Nation. Voici les principaux messages à retenir.

Bensalah reste président de l’État

C’est désormais une certitude : malgré le rejet populaire, Abdelkader Bensalah compte rester à la tête de l’État jusqu’à l’élection d’un nouveau président de la République.

Abdelkader Bensalah rappelle la décision du Conseil constitutionnel rendue dimanche dernier. « Cette situation m’oblige donc à continuer à assumer la charge de chef de l’État jusqu’à l’élection du Président de la République, et je suis parfaitement conscient de l’ampleur de cette responsabilité », a-t-il affirmé.

La date de l’élection n’a pas été fixée. Bensalah n’a pas convoqué le corps électoral.

Nouvel appel au dialogue

Dans son discours, Abdelkader Bensalah a, une nouvelle fois, appelé au dialogue.

« Cette nouvelle étape est incontestablement une opportunité précieuse pour restaurer la confiance et mobiliser les forces patriotiques nationales en vue de construire le consensus le plus large possible autour de l’ensemble des questions en rapport avec les aspects législatif, réglementaire et organisationnel de cette élection, et sur les mécanismes de son contrôle et sa supervision », a-t-il dit.

« Ainsi, j’invite la classe politique, la société civile et les personnalités patriotiques nationales, jalouses du devenir de l’Algérie, à opter pour le dialogue inclusif en tant que voie menant à la participation au processus de concertation que l’État s’emploiera à organiser dans les meilleurs délais, à débattre de toutes les préoccupations portant sur la prochaine échéance présidentielle, et partant, tracer une feuille de route devant aider à l’organisation du scrutin dans un climat d’entente et de sérénité », a-t-il ajouté.

Les réformes seront menées par le futur président

À ceux qui exigent des réformes, notamment une révision de la Constitution, avant l’élection présidentielle, Bensalah répond que c’est au futur président de mener ces chantiers.

« Ma conviction est profonde que seul le président de la République, élu démocratiquement, jouira de la confiance et de la légitimité requises pour lancer ces réformes et contribuer à relever les défis qui se posent à notre Nation, d’où ma certitude que l’organisation d’une présidentielle dans des délais admissibles, sans aucune perte de temps, constitue l’unique voie et la plus efficace, politiquement et la plus rationnelle, démocratiquement », a-t-il dit.

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