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FLN : les frondeurs attendent juste un signal du pouvoir pour déloger Ould Abbes

Djamel Ould Abbes est dans la tourmente. Le successeur d’Amar Saâdani, qui s’était autoproclamé « homme du consensus » après sa désignation à la tête du FLN, fait face, depuis quelques…

FLN : les frondeurs attendent juste un signal du pouvoir pour déloger Ould Abbes
Mounir Acef
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Djamel Ould Abbes est dans la tourmente. Le successeur d’Amar Saâdani, qui s’était autoproclamé « homme du consensus » après sa désignation à la tête du FLN, fait face, depuis quelques semaines, à une véritable fronde. Des cadres et militants du FLN souhaitent son départ avant la tenue des élections locales prévues en octobre prochain.

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« S’il reste, c’est sûr on perdra les locales », explique Mohamed Seghir Kara, membre du mouvement de redressement du FLN. Selon lui, « la méthode Ould Abbes a prouvé ses limites lors des législatives ». Dans ce contexte, poursuivre sur le même chemin « serait un suicide pour le parti », ajoute M. Kar.

Comme Mohamed Seghit Kara, les frondeurs reprochent à Ould Abbes d’avoir affaibli le parti face au RND. « Ouyahia a animé une campagne remarquable aux législatives. Il a défendu ardemment le programme de son parti et ses candidats. Ould Abbes a défendu son passé et ses enfants », affirme cet ancien ministre. « Jamais dans l’histoire du parti, un secrétaire général n’a impliqué autant sa famille dans ses discours. Personnellement, j’avais rencontré pour la première fois le fils de feu Abdelhamid Mehri au cimentière à l’enterrement de son père », ajoute-t-il.

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Pour Kara, c’est le RND qui tire pleinement profit de cette situation. Selon lui, le parti d’Ouyahia a contacté des militants FLN exclus ou marginalisés pour leur proposer de rejoindre les listes du RND aux locales. « Certains ont donné leur accord », affirme-t-il. « Je peux d’ores et déjà confirmer, poursuit notre interlocuteur, que ces derniers vont  gagner parce que Ould Abbes a écarté les meilleurs sous l’influence de son entourage », poursuit-il.

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Si de plus en plus de voix s’élèvent pour pousser Ould Abbes à céder son poste avant 2019, il n’en demeure point que leurs efforts restent dispersés. Divisés en plusieurs ailes : le mouvement de redressement, les pro-Abdelziz Belkhadem, le clan Belayat, etc, les contestataires du FLN scrutent le moindre signe du pouvoir.

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L’absence de Saïd Bouhadja, président de l’APN, de la dernière réunion du bureau politique et le silence de Ould Abbes sont interprétés comme un désaveu du pouvoir pour le chef du FLN. Mais rien n’est encore sûr pour eux. La désignation et la destitution du Secrétaire général du FLN n’ont jamais été une affaire de militants. Une réalité loin d’échapper aux chefs de file de la contestation.

Ould Abbes ne veut pas céder son siège tant que l’ordre de partir ne lui a pas été formellement et directement donné. « Je partirai en 2019 ou quand le Président me l’ordonnera », avait-il déclaré à TSA. Profitant de ce flou, Ould Abbes s’accroche à son poste. Selon certaines indiscrétions, le Secrétaire général du FLN a contacté un par un les sénateurs du parti pour leur suggérer de signer une motion de soutien. Des Mouhafedhs ont été approchés pour la même raison.

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