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Grève des résidents : le Camra fustige le ministère de l’Enseignement supérieur

Grève des résidents : le Camra fustige le ministère de l’Enseignement supérieur

Le Collectif autonome des médecins résidents algériens (Camra) a dénoncé ce dimanche 10 juin l’attitude du ministère de l’Enseignement supérieur en l’accusant de jeter de l’huile sur le feu.

Le département de Hadjar « œuvre à envenimer d’avantage la situation, alors qu’il n’a même pas participé au dialogue », selon le Collectif qui n’a pas caché son indignation après l’annonce de la date de l’examen de DEMS (Diplôme d’enseignement médical spécialisé).

« Nous avons été surpris de voir un document portant la griffe du doyen de la faculté de Sétif circuler sur les réseaux sociaux. Ce document annonce une session de rattrapage d’examen de DEMS du 1er au 19 juin. Ce qui veux dire que la session du 17 mars dernier, boycottée par la plus part des médecins résidents, était une session ordinaire », éxplique Dr Afiri, membre du Camra, lors d’une conférence de presse à Alger.

Pour le Collectif, « Il ne peut pas y avoir d’examen sans une note officielle affichée aux niveaux des neuf facultés de médecine du pays, d’autant plus que les médecins résidents n’ont pas, comme l’exige la loi, un délai d’un mois devant eux pour pouvoir renforcer leur connaissances ».

« Les médecins résident ne sont pas sur place pour pouvoir profiter des bibliothèques et de leurs professeurs pour réviser. Car avec le gel des salaires et l’expiration des locations, les résidents sont tous rentrer chez eux», ajoute Dr Afiri.

« C’est un examen sanctionnant une évaluation et une initiation à la spécialité. Mais comment peut-on passer un examen après 7 mois de grève ou aucun cours n’a été assuré. Les 5 % des médecins concernés par cet examen font partie des grévistes. Il fallait trouver une solution à cette catégorie en prenant en considération ce retard accumulé », abonde Dr Tayleb.

Le représentant des médecins résidents d’Alger dénonce, dans ce sillage, « l’obligation faite aux candidats au DEMS de signer un engagement de ne pas boycotter cet examen une fois réinscrits ».

Les médecins résidents refusent par ailleurs de parler « d’année invalide », comme l’a annoncé le ministère de l’Enseignement supérieur.

Pour eux, c’est une année blanche car une année invalide cela suppose 30 % de salaire en moins avec impossibilité de refaire l’année.

« Le discours du ministère de l’Enseignement supérieur est fait de menace, de sanction, d’exclusion», regrette le Collectif qui affirme que devant cette impasse, vouloir reprendre le dialogue avec la tutelle (ministère de la Santé).

Et comme signe de bonne volonté, il annonce sa décision de déposer, ce dimanche 10 juin, une demande d’audience auprès du ministère de l’Enseignement supérieur et une autre auprès du ministère de la Santé.

« On est livré à nous même depuis le 7 mai dernier. On a tendu la main à la tutelle à travers des communiqués et des demandes d’audiences pour provoquer une réunion», sans réponse aucune, déplore le Collectif.

«On est prêt à mettre fin à cette grève et s’engager dans des négociations. On a trop sacrifié, on est prêt à dialoguer et faire des concessions. Cela pour dire que le blocage ne vient pas des résidents », assure le Camra.

Malgré l’enlisement du conflit qui dûre depuis plusieurs mois, les médecins résidents grévistes refusent de revenir à la table des négociations sous des conditions.

«Nous n’avons pas de garanties pour reprendre les gardes, comme exigé par le ministère de la Santé, avant d’entamer les négociations », justifie le syndicat qui réitère sa disponibilité à trouver une solution à ce mouvement qui concerne 15000 médecins résidents.

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