
Entamée jeudi, la grève des transporteurs s’est poursuivie ce samedi en dépit de l’engagement pris vendredi lors d’une réunion avec leurs représentants par le ministère de l’Intérieur et des Transports d’enrichir le projet de loi relatif au code de la route, et d’étudier une hausse des tarifs des transports.
Le refus des chauffeurs de poids-lourds de reprendre le travail a fait réagir ce samedi la Société nationale de commercialisation et de distribution des produits pétroliers (Naftal).
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La filiale de Sonatrach a appelé les transporteurs de carburants et de gaz pétrolier liquéfié (GPL), sous contrat, à « reprendre immédiatement » le ravitaillement des dépôts et la distribution des produits parapétroliers, selon l’agence APS.
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Son appel est accompagné d’une menace claire à l’encontre des transporteurs : une « résiliation de leurs contrats et de possibles actions judiciaires, en cas de non reprise des activités ».
Distribution des carburants : Naftal reconnaît des perturbations
Dans son appel en forme de courrier adressé aux camionneurs, Naftal accuse ces derniers d’ »un manquement aux obligations contractuelles », après leur « refus » d’assurer le « ravitaillement des dépôts de carburants et de GPL, ainsi que la distribution des produits, depuis le 31 décembre 2025 ».
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Une situation qui risque d’avoir de graves répercussions sur la disponibilité des carburants dans les stations-service du pays. Naftal a d’ailleurs reconnu que la grève des routiers a provoqué une « perturbation de sa mission de service public ».
Haussant le ton, le plus grand distributeur de carburants en Algérie accuse les camionneurs de « violation des clauses contractuelles », et rappelle qu’ils sont tenus sont tenus d’assumer, dans « l’immédiat, leurs obligations contractuelles, faute de quoi, elle se réserve le droit de procéder à la résiliation des contrats de transport des carburants et des GPL, à leurs torts exclusifs ».
Naftal indiqué que la résiliation du contrat avec les transporteurs « n’exclut pas la mise en œuvre des actions civiles et pénales qui pourraient être intentées à l’encontre des transporteurs concernés en raison de leurs fautes ».