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Immobilier en Algérie : villes, type de logements, ce que recherche la diaspora

Le Salon de l’immobilier neuf algérien (SINA 2026) à Paris a dévoilé les attentes des Algériens de France qui cherchent à acquérir des appartements ou des villas en Algérie.

Immobilier en Algérie : villes, type de logements, ce que recherche la diaspora
L'apport de ce salon réside également dans le développement technique de l’immobilier algérien / Source image : Facebook SINA Paris - Montréal pour TSA
Dounia Ladraa
Durée de lecture 4 minutes de lecture
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L’édition 2026 du Salon de l’immobilier neuf algérien s’est tenue les 23, 24 et 25 octobre 2026 à l’espace Charenton à Paris. Déjà à sa 5ᵉ édition, ce salon devient incontournable pour les Algériens de la diaspora souhaitant investir au pays, et l’organisation évolue chaque année afin de satisfaire au mieux ses visiteurs.

Cette année, pas moins de 10.500 visiteurs se sont déplacés sur les trois jours, un chiffre en baisse par rapport à 2025 et à 2024, qui avaient accueilli respectivement 12.000 et 14.300 visiteurs. Les récents événements à Paris pourraient justifier cette baisse.

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Ce que l’organisateur, Sofiane Ouhab, a constaté lors de cette édition, davantage que lors des précédentes, est un besoin d’information des visiteurs sur les dimensions architecturales, techniques et juridiques des programmes immobiliers en Algérie.

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Ce salon a permis de révéler les souhaits de la diaspora en matière d’immobilier algérien, avec des acquéreurs potentiels de plus en plus attentifs. L’un des principaux enseignements de cette édition, en comparaison avec les précédentes, concerne en effet les attentes des visiteurs.

« Les visiteurs sont aujourd’hui beaucoup plus attentifs à la qualité globale des projets : architecture, emplacement, qualité de construction, garanties, environnement de vie, délais de livraison et, surtout, gestion future des résidences », confie à TSA M. Ouhab. Il ajoute : « Le public vient désormais au SINA non seulement pour découvrir des biens immobiliers, mais également pour mieux comprendre les questions liées à l’architecture, à la ville et à la qualité du logement. »

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Les acquéreurs potentiels ont montré un intérêt pour tous les aspects de l’investissement immobilier, au-delà de l’esthétique ou de la superficie de leur futur appartement, un signe de « maturité du salon » pour Sofiane Ouhab.

Immobilier en Algérie : les préoccupations de la diaspora

« Les préoccupations reviennent régulièrement autour de plusieurs sujets : la confiance dans le promoteur, l’avancement réel du projet, les délais de livraison, la qualité de construction, les garanties, les documents administratifs, les modalités de paiement et la difficulté à suivre un projet à distance », nous indique l’organisateur.

En outre, ce qui ressort de cette édition, c’est que les futurs acquéreurs prennent autant en considération l’architecture de la ville dans laquelle ils souhaitent investir que les espaces extérieurs et l’entretien futur de leur résidence. Les promoteurs l’ont bien compris : salle de sport, terrain de tennis, piscine, gardien, supermarché, crèche et même salle de cinéma.

Ainsi, même si la majorité des offres portaient sur des logements neufs « classiques », l’organisateur du salon nous parle d’une montée en gamme progressive de l’offre :

« Certains projets proposent également des locaux commerciaux, des logements de standing, des villas avec piscines et des produits immobiliers plus haut de gamme. »

Sur la question de savoir si certaines villes ont suscité plus d’intérêt que d’autres par rapport aux éditions précédentes, il ne semble pas y avoir de différence : les programmes à fort potentiel patrimonial situés à Alger, Oran, Mostaganem et Béjaïa restent en tête du classement. Pour le type de logement le plus recherché par les Algériens de la diaspora, « c’est le T3 ou le F3 », selon M. Ouhab.

Une édition qui a suscité de l’intérêt auprès des visiteurs présents

« Ce que nous pouvons déjà constater, c’est que les exposants ont enregistré un volume important de contacts qualifiés, généralement compris entre 200 et 600 contacts par exposant, selon la ville, le positionnement et la qualité du projet présenté », selon l’organisateur.

L’objectif d’achat le plus fréquemment évoqué par les visiteurs était, par ailleurs, plutôt lié à « la dimension familiale et affective de l’achat », selon notre interlocuteur.

On pourrait penser que la diaspora tendrait à investir dans le locatif, notamment dans le cadre du développement du tourisme et d’Airbnb dans les grandes villes, ce n’est pas forcément le cas.

En outre, l’apport de ce salon réside également dans le développement technique de l’immobilier algérien, qui ne concerne pas uniquement la diaspora, mais également les résidents algériens souhaitant investir.

Une professionnalisation du salon comme bilan de cette 5ᵉ édition parisienne, avec notamment de nombreuses conférences

« Le salon ne se limite plus à la présentation de programmes immobiliers. Il devient progressivement un véritable espace de rencontre entre la diaspora, les promoteurs, les architectes, les urbanistes et les professionnels du secteur », déclare l’organisateur, avant d’ajouter avoir constaté « un réel intérêt pour les conférences et les échanges professionnels, permettant de donner au salon une dimension plus large que la seule commercialisation immobilière ».

La présence de ces nombreux acteurs du secteur de l’immobilier, ainsi que les conférences professionnelles, constituent un véritable apport au développement de l’immobilier algérien. En effet, les échanges entre ces différents acteurs majeurs du secteur, réunis en un même lieu, ne peuvent que contribuer à améliorer la qualité technique des programmes sur le terrain, tout en prenant en compte les besoins des acquéreurs dans leur globalité.

« Nous avons souhaité traiter des sujets différents mais complémentaires : l’urbanisme de réparation en Algérie, la vente sur plan, la qualité d’un projet immobilier de la promesse à la livraison, ainsi que la ville comme idée. »

Akli Amrouche, architecte urbaniste à Alger, est par ailleurs intervenu lors d’une conférence consacrée à l’urbanisme de réparation, un sujet technique qui permet de réfléchir « sur la manière d’intervenir sur les vulnérabilités existantes de nos villes et de les transformer en opportunités d’amélioration et d’innovation, plutôt que de penser uniquement leur extension », selon l’organisateur.

Houda Bendib, architecte à Paris, faisait également partie des intervenants sur le thème suivant : « De la promesse à la livraison : comment garantir la qualité d’un projet immobilier ».

« Cette conférence a suscité un très fort intérêt auprès des visiteurs », nous indique Monsieur Ouhab.

L’objectif du salon de cette année est donc plus large que la simple présence de promoteurs pour les Algériens de France : c’est une véritable occasion d’améliorer la qualité des constructions et de favoriser la montée en gamme de l’immobilier du pays.

Des banques toujours absentes

Comme lors des éditions précédentes, « aucune banque n’a encore rejoint directement le salon en qualité d’exposant », déplore M. Ouhab, même s’il reconnaît que « la question du financement demeure centrale pour une grande partie de la diaspora ».

L’organisateur souhaiterait que cela change lors des prochaines éditions. Cependant, plusieurs modes de paiement étaient disponibles selon les projets, notamment le paiement échelonné directement auprès du promoteur. Malgré cela, cette édition semble avoir été un succès.

Quel avenir pour le salon SINA ?

« Nous souhaitons poursuivre le développement international de SINA, avec la préparation de la 3ᵉ édition de SINA Montréal et de la première édition de SINA Londres en 2027.

Les attentes peuvent varier d’un pays à l’autre, mais le besoin de créer un pont direct entre la diaspora et les professionnels en Algérie reste le même (…) SINA doit rester un lieu où l’on peut découvrir des projets immobiliers, mais également mieux comprendre les transformations du marché algérien, confronter les expériences, faire circuler les compétences et créer de nouvelles passerelles entre l’Algérie et sa diaspora. »

Une édition parisienne exceptionnelle est par ailleurs prévue au printemps 2027.

Lien permanent : https://tsadz.co/jsmj7

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