
Quatre suspects ont été arrêtés et placés sous mandat de dépôt dans le cadre des enquêtes sur les incendies meurtriers qui ont endeuillé l’Algérie fin août, a annoncé ce lundi 7 septembre le parquet de la République près le pôle national anti-terroriste de Sidi M’hamed (Alger).
Les suspects sont poursuivis pour avoir mis le feu volontairement à des forêts et broussailles dans les wilayas de Tizi-Ouzou et Sétif.
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Les enquêtes ont été menées par la section de recherches de la gendarmerie de Sétif et la BRI de Tizi-Ouzou. Un des mis en cause a avoué devant les enquêteurs qu’il est un sympathisant du MAK, une organisation classée terroriste en Algérie.
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Ces arrestations surviennent alors que l’Algérie vient de lancer le processus de reprise de l’exécution de la peine de mort pour les auteurs de certains crimes graves, dont la provocation délibérée d’incendies mortels.
Un suspect a avoué qu’il est sympathisant du MAK
Selon le communiqué du parquet, le premier suspect, le dénommé Benmoumène Mehdi, a été arrêté par des citoyens en flagrant délit. Il était en train de mettre le feu à des broussailles denses et sèches près d’un espace forestier, non loin de la résidence universitaire de jeunes filles de Tizi-Ouzou. Une vidéo le montrant en train de provoquer volontairement un feu a été récupérée.
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La deuxième affaire concerne le dénommé Mouzni Merzouk qui a délibérément mis le feu à une forêt située au lieu-dit Aït Issa ou Ziane, dans la commune de Maatkas, toujours à Tizi Ouzou. Une vidéo compromettante a également été récupérée, montrant le mis en cause en train de provoquer un feu et de lancer des pierres sur les pompiers qui tentaient de l’éteindre, selon la même source. Devant les enquêteurs, il a avoué qu’il est un sympathisant de l’organisation terroriste MAK, a indiqué le parquet.
Deux suspects confondus à Sétif par l’expertise technique
Une troisième affaire a été élucidée par les gendarmes à Sétif. Les dénommés Imad Chati et Slimane Barbache ont été arrêtés pour avoir mis le feu à des broussailles et des arbres dans une forêt de la commune de Tizi N’Bechar. L’expertise technique a permis de confirmer leur présence sur les lieux de l’incendie, selon la même source.
Selon le communiqué, les quatre membres de ce réseau ont été présentés ce lundi 7 septembre devant le parquet du pôle antiterroriste du tribunal de Sidi M’hamed d’Alger qui les a inculpés pour « actes de sabotage visant à mettre en danger la vie, la sécurité et les biens des personnes, ainsi que du crime d’incendie volontaire de biens forestiers appartenant à l’État ».
Ces actes sont prévus et punis par l’article 87-bis du Code pénal et l’article 138 de la loi relative aux forêts et aux ressources forestières, précise la même source. Après leur audition, les quatre suspects ont été placés en détention provisoire.
L’Algérie a décidé de rétablir l’exécution de la peine de mort pour les auteurs et les commanditaires d’incendies meurtriers. Le président Abdelmadjid Tebboune a demandé, dimanche 30 septembre, au ministre de la Justice de procéder à la révision du Code pénal au plus tard le 15 septembre prochain, afin de rétablir l’application de la peine de mort qui faisait l’objet d’un moratoire depuis 1993 en Algérie.
Les enquêtes ont été menées par la section de recherches de la gendarmerie de Sétif et la BRI de Tizi-Ouzou. Un des mis en cause a avoué devant les enquêteurs qu’il est un sympathisant du MAK, une organisation classée terroriste en Algérie.
Ces arrestations surviennent alors que l’Algérie vient de lancer le processus de reprise de l’exécution de la peine de mort pour les auteurs de certains crimes graves, dont la provocation délibérée d’incendies mortels.