
La Coupe d’Afrique des nations CAN 2027 pourrait ne pas se dérouler comme prévu au Kenya, Tanzanie et Ouganda.
Au vu du rythme des préparatifs, ces trois pays risquent de ne pas être prêts. L’Algérie est citée parmi les nations ayant les capacités matérielles pour accueillir le tournoi. Mais il faudra pour cela qu’elle en exprime la volonté. Pour le moment, ce n’est pas encore le cas.
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CAN 2027 : Patrice Motsepe relance l’incertitude
Comme en 2015, lorsque le Maroc s’est désisté et s’est fait remplacer par la Guinée équatoriale, et en 2019 où l’Égypte a suppléé un Cameroun pas prêt, la CAN pourrait de nouveau être délocalisée à quelques mois du coup d’envoi. L’incertitude est relancée à propos de l’édition 2027 par une petite phrase du président de la Confédération africaine de football (CAF).
En conférence de presse à l’issue d’une inspection dans les trois pays hôtes, Patrice Motsepe a d’abord assuré qu’il n’y a “ni plan B ni plan C” pour l’organisation de l’édition 2027. Néanmoins, il a fait état d’une situation de “grande urgence, à neuf mois de la CAN” 2027 face aux retards dans l’avancée des travaux, en particulier au Kenya et en Ouganda.
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Cette précision a suffi pour relancer les supputations et les pronostics sur le pays qui pourrait remplacer au pied levé les trois nations si effectivement ces dernières s’avèrent incapables d’être prêtes dans les délais.
L’Algérie parmi les rares nations qui disposent des infrastructures requises pour organiser la CAN 2027
L’Algérie figure parmi les nations qui disposent des infrastructures requises, avec sept stades homologués (5-juillet, Baraki, Douera, Tizi-Ouzou, Oran, Constantine et Annaba). Un ou deux stades, comme celui de Blida, pourraient être aménagés en quelques mois si nécessaire.
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Les autres pays qui disposent d’un grand nombre d’enceintes aux normes sont ceux qui ont organisé la CAN ces dernières années, le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Égypte, la Côte d’Ivoire et aussi le Cameroun.
Outre les stades, l’Algérie dispose aussi du reste des infrastructures indispensables pour l’organisation d’un tel tournoi (réseau routier, aéroports, hôtels…).
Si les capacités de l’Algérie sont connues, la question qui se pose concerne ses intentions : envisage-t-elle ou pas de proposer sa candidature pour abriter la prochaine CAN ?
En 2023, la CAF a choisi des candidatures moins solides à celle de l’Algérie
Jusque-là, les autorités algériennes n’ont jamais laissé apparaître une volonté d’offrir une solution de rechange à la CAF. Au contraire, l’Algérie s’est réorientée vers le développement du football local depuis 2023, lorsque la CAF a préféré des candidatures moins solides pour les éditions 2025 (Maroc) et 2027 (Kenya et Ouganda).
Il est en effet difficile d’imaginer l’Algérie voler au secours de la confédération africaine après le rejet de ses candidatures sans tenir compte de ses capacités et des critères objectifs.
D’ailleurs, l’Algérie n’a pas exprimé son intérêt pour les prochains tournois qui auront lieu désormais tous les quatre ans, près de trois mois après l’appel à candidature lancé par la CAF en juillet dernier pour l’organisation des éditions 2028, 2032 et 2036.