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La démission de Bouteflika vue par la presse étrangère

La démission de Bouteflika vue par la presse étrangère

La presse étrangère a largement commenté la démission du président Abdelaziz Bouteflika de son poste de président de la république, après un mois et demi de manifestations populaires. Le Monde titre en Une : « En Algérie, l’armée a précipité la démission de Bouteflika malgré la résistance de son entourage ».

« La retraite politique d’Abdelaziz Bouteflika aura finalement été plus rapide et chaotique que prévu. Alors qu’il avait annoncé lundi 1er avril sa démission « avant le 28 avril » – terme légal de son mandat – le président algérien a dû lâcher prise vingt-quatre heures plus tard sous la menace à peine voilée de l’armée qui, se prévalant du soutien de la rue, ne semblait guère apprécier les manœuvres dilatoires du clan présidentiel », écrit le quotidien français sur son site internet.

À la Une du Figaro, la démission de Bouteflika et ce qui attend l’Algérie, en soulignant que les Algériens « veillent ». « Après la démission de Bouteflika, quelles sont les prochaines étapes pour l’Algérie ? » « Après la démission mardi soir d’Abdelaziz Bouteflika, le président de la haute chambre du Parlement, Adelkader Bensalah, va assurer l’intérim. Ce pur produit du régime a 90 jours pour organiser une nouvelle élection présidentielle. Les Algériens, eux, veillent car ils veulent aussi en finir avec le « système » politique ».

Sur son site internet, France 24 consacre à l’évènement une édition spéciale et publie un portrait de « Abdelkader Bensalah, un pur produit du régime algérien chargé d’assurer la transition ».

« Abdelkader Bensalah, 77 ans, qui sera chargé d’assurer l’intérim pour trois mois, après la démission mardi 2 avril du président Abdelaziz Bouteflika, est un pur produit du régime algérien.

Ce cacique du Front de libération nationale (FLN) est président depuis près de dix-sept ans du Conseil de la nation, chambre haute du Parlement. Il représentait souvent ces dernières années, en Algérie ou à l’étranger, le président Bouteflika, absent de la scène publique depuis un AVC en 2013. Ainsi ; c’est lui qui occupait le siège de l’Algérie lors du Sommet de la Ligue arabe à Tunis le 31 mars », écrit France 24.

« L’annonce était attendue mais représente néanmoins un stupéfiant retournement de situation« , écrit le résume le Washington Post le Guardian souligne que Bouteflika « s’incline » devant la pression populaire, »mettant une fin abrupte" à deux décennies de pouvoir.

« Six semaines de manifestations pacifiques en Algérie ont suffi« pour le faire renoncer, souligne le quotidien espagnol El País, rapporte Courrier International. »Les Algériens remportent une nouvelle victoire", estime le quotidien belge Le Soir.

« L’armée passe à l’action", titre la Frankfurter Allgemeine Zeitung, précisant par ailleurs que les entrepreneurs et oligarques jusqu’ici proches de Saïd Bouteflika, le très influent frère du président, ont également pris leurs distances avec le régime, rapporte Courrier International.

Le journal saoudien Al Riyadh s’est contenté de rapporter l’information de la démission de Bouteflika, sans la commenter.

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