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La Libye et les États-Unis font chuter le pétrole : l’Opep impuissante

Le pétrole continue de broyer du noir. Ce mardi, il enregistre sa deuxième journée consécutive de baisse. À New York, le baril a cédé 1,18% cents à 45,88 dollars. Le…

La Libye et les États-Unis font chuter le pétrole : l’Opep impuissante
Saadia Gacem
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Le pétrole continue de broyer du noir. Ce mardi, il enregistre sa deuxième journée consécutive de baisse. À New York, le baril a cédé 1,18% cents à 45,88 dollars. Le Brent cède plus de 1%, sous 49 dollars après avoir touché un plus bas en séance à 48,385 dollars.

Deux facteurs ont pesé sur la tendance ce mardi. Le premier est lié au redémarrage de la production en Libye. Selon l’agence Bloomberg, la production libyenne, en forte hausse depuis avril, a atteint son plus haut niveau depuis 2014, à 760 000 barils par jour.

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Selon le président de la compagnie nationale du pétrole, cité par la radio RFI, la Libye espère désormais sérieusement se rapprocher du niveau de production d’avant la guerre de 2011. « Le marché est sous pression avec l’accroissement de la production libyenne », a confirmé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates cité par l’agence AFP.

Le second facteur a trait à la production américaine. Selon les médias spécialisés, elle a grimpé de 10% depuis la mi-2016. Dans un contexte de ralentissement de la demande mondiale, cette progression vient presque annuler les efforts de réduction engagés au début de l’année par l’Opep. Par ailleurs, les stocks d’essence élevés nourrissent les inquiétudes quant à la demande des États-Unis, où les ventes d’automobiles diminuent depuis quatre mois consécutifs, et de la Chine, dont les importations de matières premières ont baissé, souligne le site Zone Bourse.

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La multiplication des annonces de l’Opep sur une reconduction de l’accord de réduction de la production ne semble pas avoir eu d’effet sur les marchés. « Les Saoudiens et la Russie parlent de prolonger leurs réductions jusqu’en 2018, ce que le marché traduit par le fait que l’on sera probablement en situation de surabondance de l’offre plus longtemps que l’on pensait », a estimé Andy Lipow.

Une décision définitive sur le sujet doit être prise le 25 mai lors d’un sommet réunissant les membres de l’Opep et les onze pays non-membres du cartel impliqués dans l’accord de réduction.

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