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La Tunisie envisage d’interdire un parti islamiste qui réclame l’instauration d’un califat

La Tunisie envisage d’interdire un parti islamiste qui réclame l’instauration d’un califat

Capture d'écran d'une vidéo de propagande du site jihadiste Welayat Salahuddin,

La Tunisie veut interdire un parti islamiste qui ambitionne d’instaurer le califat. Lors de son congrès annuel tenu samedi 15 avril en banlieue tunisoise, le parti islamiste tunisien, Hizb Ut-Tharir (parti de la libération), a appelé à « enterrer » la nouvelle constitution et à créer un « État islamique », selon le journal français Le Point.

Brandissant des banderoles et des drapeaux noirs semblables à ceux d’Al Qaïda et de Daech, les partisans de ce parti sont venus en grand nombre pour réclamer l’avènement d’un califat qui appliquerait la charia. Objectif : « Sauver la Tunisie des méfaits de sa constitution », selon le site tunisien Kapitalis.

« La démocratie n’attire plus personne (…) et il est temps d’annoncer sa mort et de travailler à son enterrement », a affirmé le président du bureau politique de cette formation radicale, Abderraouf Amri, cité par Le Point.

Créé durant les années 80, Hizb Ut-Tahrir a été autorisé à exercer ses activités en 2012 sous le gouvernement de la Troïka présidé par l’autre parti islamiste Ennahda, d’après la presse tunisienne. Depuis, les responsables du parti ont enchaîné les attaques contre le nouveau système démocratique du pays, appelant à l’instauration d’un « État islamique ».

Fin mars, le ministre tunisien des Relations avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et les Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia a fait savoir que le gouvernement envisageait de demander « à la justice la suspension des activités du Hizb Ut-Tahrir », selon Tunisienumerique.com.

Mais les partisans de ce parti n’entendent pas les choses de cette oreille. Durant le rassemblement de samedi, le mouvement a dénoncé « la persécution » instaurée par le système démocratique.

Selon le site tunisien Businessnews, la police était très présente sur les lieux de la tenue du congrès de ce parti. Toutefois, les autorités tunisiennes n’ont pas jugé nécessaire d’interdire ce congrès comme ce fut le cas en 2016. « Nous n’avons reçu aucun ordre d’interdire ce rassemblement ! Ils sont libres ! », a déclaré un policier cité par Businessnews.

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