
Dans un contexte de début de détente entre la France et l’Algérie, le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, évoque à nouveau sa visite attendue à Alger, soulignant « la bonne volonté » de son homologue algérien.
Les signes du dégel des relations entre les deux pays se multiplient. Ce dimanche 30 novembre, Laurent Nuñez a affirmé qu’il se tenait à disposition pour se rendre en Algérie et relancer la coopération.
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Intervenant sur le plateau de BFMTV, le ministre français de l’Intérieur rappelle d’emblée que son homologue algérien, Saïd Sayoud, l’a invité à se rendre en Algérie, ce qu’il a accueilli à bras ouverts, selon ses propos.
« Je n’ai aucune raison de douter de la bonne volonté de mon homologue algérien »
« Mon homologue (algérien) m’a invité et je lui ai répondu que je me tenais à disposition pour m’y rendre », a déclaré le successeur de Bruno Retailleau, soulignant que les « échanges techniques » entre les équipes des deux départements ministériels pour préparer cette visite ont déjà commencé.
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« En ce qui me concerne, et après la libération de Boualem Sansal dont je me réjouis, j’attends de voir comment va évoluer le rythme de la délivrance des laissez-passer (consulaires) pour les Algériens qui sont dans les centres de rétention administrative », a-t-il ajouté.
Insistant sur le fait que les préparatifs techniques de sa visite en Algérie sont en cours, le ministre de l’Intérieur français souligne qu’il n’a « aucune raison de douter de la bonne volonté de son homologue algérien » concernant cette visite.
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Depuis sa prise de fonction à la Place Beauvau, Laurent Nuñez affirme n’avoir obtenu aucun chiffre sur le nombre d’Algériens frappés d’une OQTF repartis en Algérie. Toutefois, il indique que « l’essentiel pour le moment, c’est la reprise de la discussion » entre les deux ministères, « ce qui est déjà bon signe, maintenant, il faut continuer ».
« Bruno Retailleau me connaît et sait que je ne suis pas un faible »
Pour se démarquer de la politique menée par son prédécesseur, Bruno Retailleau, et répondre par la même occasion à ceux qui l’accusent « d’être complaisant » vis-à-vis de l’Algérie, Laurent Nuñez affirme qu’il « n’est pas un faible » et qu’il a « plus d’expérience » que Retailleau sur ce sujet.
« Bruno Retailleau me connaît et sait que je ne suis pas un faible. La relation avec l’Algérie, je la connais depuis de nombreuses années et peut-être que sur ce sujet, j’ai un petit peu plus d’expérience que lui […] Nous savons ce que nous faisons », a déclaré le locataire de Place Beauvau.
En réponse aux accusations de l’extrême droite, lui reprochant « la voie de la faiblesse » avec l’Algérie, le premier flic de France indique que « penser qu’on peut se passer des relations sécuritaires avec l’Algérie, c’est très inquiétant pour la sécurité, l’avenir et la protection des Français ».
À propos de l’importance de ces relations sécuritaires franco-algériennes, Nuñez cite « le narcotrafic et le nombre de leaders de mafias françaises qui se trouvent dans certains pays du Maghreb et dans des pays du Golfe, ainsi que les questions liées au terrorisme ». Pour lui, « il serait irresponsable de ne pas avoir des relations dans ces domaines ».