
Pas de chamboulement de la carte politique algérienne à l’issue des élections législatives du 2 juillet.
Les mêmes partis qui dominaient la législature sortante arrivent en tête du scrutin, selon les résultats recoupés par des sources médiatiques à partir des chiffres dévoilés par certaines formations politiques.
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Le seul changement notable est le recul des indépendants, qui étaient jusque-là la deuxième force la plus représentée.
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D’après cette configuration, on se dirige vers le statu quo en ce qui concerne l’Exécutif. Le président de la République devrait nommer un Premier ministre. La Constitution stipule que le chef de l’État nomme un Premier ministre si une majorité présidentielle se dégage ou, à défaut, un chef du gouvernement.
Le FLN perd dix sièges mais reste en tête
Les résultats officiels ne sont toujours pas rendus publics par l’Autorité électorale indépendante (Anie), trois jours après le vote. Le seul chiffre dévoilé dès la fermeture des bureaux de vote est celui du taux de participation qui s’élève à 20,79 % à l’intérieur du pays et 10,67 % dans les circonscriptions électorales à l’étranger.
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Ce fort taux d’abstention n’a pas permis le bouleversement de la configuration de l’Assemblée populaire nationale (APN). Le Front de libération nationale (FLN) garde sa place de premier parti représenté au Parlement. Selon le quotidien El Khabar, l’ex-parti unique revendique 84 sièges, en recul de dix sièges par rapport aux élections de 2021. Le Rassemblement national démocratique (RND) a en revanche fait une belle remontée, passant de 58 à 70 sièges et de la quatrième à la deuxième place.
Percée du Front Al Moustakbal, du RND et du MSP
Les estimations donnent le Front Al Moustakbal à la troisième position (5e en 2021), suivi du Mouvement de la société pour la paix (MSP) qui recule ainsi d’une place, et du Mouvement El Bina.
Le Front des forces socialistes (FFS) et Sawt Al Chaab pourraient eux aussi atteindre ou dépasser le seuil de 15 sièges qui permet la constitution d’un groupe parlementaire, suivant les mêmes recoupements.
Les autres chiffres disponibles concernent le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) qui fait son retour au Parlement après avoir obtenu au moins quatre sièges, ainsi que le Front de la justice et du développement (FJD), avec le même nombre de sièges. Jil Jadid a, lui, remporté deux sièges, selon son président.
Les indépendants, deuxième force politique la plus représentée au Parlement sortant, ont très fortement reculé à cause peut-être du tamisage des listes de candidatures effectué en amont par l’autorité électorale. L’Anie avait retenu pour rappel 613 listes portées par 32 partis politiques, une seule liste de coalition de partis et 125 listes de candidats indépendants.