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Les prix des véhicules assemblés en Algérie sont « libres »

Les prix des véhicules assemblés en Algérie sont « libres »

Plusieurs produits seront retirés de la liste des produits interdits à l’importation à la fin du premier semestre de l’année en cours, a indiqué un responsable du ministère du Commerce ce jeudi 22 mars.

« La liste sera révisée à la fin du semestre en cours. Nous coordonnons avec les services du Premier ministère pour retirer certains produits de la liste ou en inclure d’autres », assure Lyès Ferroukhi, directeur de cabinet du ministère du Commerce, dans un entretien à TSA Arabi, publié ce jeudi 22 mars.

« En fait, explique le responsable, la mise en place de ce système d’encadrement des importations avait pour objectif de rétablir l’équilibre de la balance commerciale. Il pourra donc être maintenu pour une année ou deux, suivant les résultats obtenus. En tout état de cause, le chiffre de 851 produits inclus dans la liste pourra baisser, mais en aucun cas augmenter. »

Dressant une première évaluation du dispositif, M. Ferroukhi estime que l’interdiction de l’importation de certains intrants produit déjà ses premiers effets positifs puisque les opérateurs algériens commencent à nouer des partenariats entre eux et même des opérateurs étrangers s’apprêtent à investir en Algérie.

Interrogé sur un éventuel effet de cet encadrement des importations sur la disponibilité de certains produits de large consommation au mois de Ramadhan prochain, le responsable du ministère du Commerce a tenté de rassurer.

« Nous sommes en train de coordonner avec le ministère de l’Agriculture pour assurer un meilleur approvisionnement des espaces de stockage en prévision du mois de Ramadhan, notamment en ce qui concerne les produits qui peuvent être stockés, comme les légumes secs, la semoule et même les viandes », a-t-il expliqué.

Concernant les perturbations dans la disponibilité du lait, il estime qu’elles sont imputables à certains gérants de laiteries qui détournent la poudre de lait subventionnée pour d’autres usages, mais aussi au comportement de certains citoyens qui ont tendance à stocker d’importantes quantités de ce produit.

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Abordant la question des prix des véhicules assemblés en Algérie, dévoilés récemment par le ministère de l’Industrie et des Mines, M. Ferroukhi explique que cela n’est pas du ressort du département du commerce. Pour lui, les prix des véhicules assemblés en Algérie sont « libres ».

« Ce sont des prix libres. Ils ne sont pas fixés par l’État. Ils sont déterminés en fonction du cahier des charges signé entre le ministère de l’Industrie et les opérateurs. Le ministère du Commerce ne peut donc pas intervenir. Notre responsabilité commence lorsque le véhicule arrive au consommateur et ne porte pas les prix sortie d’usine, qui sont des chiffres comptables qui n’ont aucun lien avec le consommateur », dit-il.

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