search-form-close
Ouyahia remplace Tebboune : les réactions

Ouyahia remplace Tebboune : les réactions

Sidali djarboub / NewPress

Cet article sera régulièrement actualisé

Sadek Bouguehtaya, chargé de communication du FLN : « Le président de la République Abdelaziz Bouteflika est le président du parti. Nous sommes d’accord avec toutes les décisions qu’il a eu à prendre et qu’il prendra dans l’avenir. Nous n’avons aucune objection. Ahmed Ouyahia n’est pas un rival. C’est le secrétaire général du RND. Ce parti est notre partenaire dans l’exécution du programme du président de la République. Nous allons continuer à accompagner le gouvernement à travers l’APN et le Conseil de la nation. Quant à Abdelmadjid Tebboune, c’est le président qui est au courant des raisons de son limogeage ».

« Le pouvoir est basculé dans l’informel » selon le FFS. « C’est la première fois qu’on assiste à cette situation. Un Premier ministre dégommé moins de trois mois après sa nomination confirme que le pouvoir est en train de basculer dans l’informel. Il devient une menace pour le pays », explique le chargé à la communication et à l’organique du FFS, Hassane Ferli. Selon ce dernier, « les normes ne sont plus respectées. Le système navigue à vue. Il n’a aucune vision pour faire sortir le pays de la crise. Il est empêtré dans ses contradictions et devient un facteur aggravant de la crise que vit le pays ».

Ali Haddad a félicité Ahmed Ouyahia, qui a été nommé ce mardi 15 août au poste de premier ministre en remplacement d’Abdelmadjid Tebboune. « Après la nomination par son excellence le président Abdelaziz Bouteflika d’Ahmed Ouyahia au poste de premier ministre, Ali Haddad lui présente en son nom et au nom du FCE, ses chaleureuses félicitations », écrit l’organisation patronale dans un communiqué. Le FCE ajoute qu’il est « disponible pour travailler avec Ahmed Ouyahia et l’ensemble des institutions de la République dans le cadre du dialogue et de la concertation pour construire une économie forte et compétitive ».

Lakhdar Benkhelaf, cadre et député de l’union Al Adala, Ennahda, El Bina : « On n’a rien compris à ce qui se passe au sommet de l’État. Pour la première fois, un Premier ministre est nommé, présente le plan d’action qui a été adopté par le Parlement avant d’être limogé trois mois plus tard. Il est remplacé par un ancien Premier ministre qui a été limogé en 2012 de la même manière lorsqu’il a annoncé que le pouvoir a été malmené par la mafia politico-financière. Aujourd’hui, on constate que tout est lié à l’échéance de 2019. Soit, c’est le nouveau premier ministre qui va organiser la succession, soit c’est lui qui sera candidat. Ce n’est pas de cette manière qu’on règle les problèmes vécus par les Algériens sur le plan politique, financier ou social. Le climat est exécrable et on a ramené la personne idéale, celui qui s’est auto-qualifié l’homme des sales besognes ».

Ahmed Adimi, chargé de communication de Talaie el Houreyat, qualifie la nomination de Ahmed Ouyahia de « mascarade ». « C’est un dysfonctionnement institutionnel sans précédent. Ça ne se passe qu’en Algérie : on dégomme un Premier ministre trois mois après sa nomination. Cela explique la gravité de la situation dans laquelle se trouve le pays, mais aussi la vacance au sommet de l’État », ajoute-t-il. Avant de conclure : « Aujourd’hui est le temps de se poser la question qui nomine les ministres et qui les dégomme ? On le sait plus ».

Sofiane Djilali, président de Jil Jadid, dénonce : « Le coup d’État, dont nous avions déjà parlé, vient de se concrétiser ». « Il est clair maintenant que le pouvoir appartient au clan présidentiel entouré des hommes d’affaires qui l’ont fabriqué. Ils viennent d’ouvrir des portes extrêmement dangereuses pour l’avenir du pays », affirme-t-il. « Nous sommes face à une situation très dangereuse d’où la nécessité de prendre les choses en main, en activant l’article 102 de la Constitution », conclut-il.

Nabil Yahiaoui, porte-parole de TAJ (parti de Amar Ghoul) : « Notre parti félicite M. Ouyahia pour cette nomination et cet honneur accordé par le Président. Ahmed Ouyahia fait partie des cadres compétents de la République. Il est capable d’assumer les responsabilités. D’ailleurs il a assumé cette mission à plusieurs reprises. C’est donc la personne idéale pour cette fonction surtout par rapport aux défis auxquels fait face le pays. TAJ exprime sa disponibilité à continuer à travailler ensemble au sein du gouvernement pour exécuter le programme du Président ».

Abdelaziz Ziari, ancien président de l’APN et ancien ministre FLN : « Ce n’est pas la première fois que je le dis : Ahmed Ouyahia est l’homme le mieux placé (pour le poste, NDLR). Il a les qualités et les capacités pour gérer la situation dans laquelle nous sommes et pour faire face aux difficultés que nous rencontrons actuellement sur le plan économique et social. À mon avis, c’est un choix qu’on aurait pu déjà faire il y a deux ou trois ans »

Yassine Aissaouene, chargé de communication du RCD : « (Ce changement) témoigne de l’anarchie généralisée qui règne au sommet de l’Etat. Nous avons déjà vécu cela avec un ministre de 24 heures. Ce qui est valable aujourd’hui ne l’est plus demain avec un système comme le nôtre. Il n’y a pas de cap. Ils sont dans le flou total. Je vous rappelle que nous avons été l’un des rares partis politiques, pour ne pas dire le seul parti, à avoir dit dès le départ que Tebboune n’avait aucun pouvoir et que tous les pouvoirs sont concentrés entre les mains du chef de l’État. Ce revirement de dernière minute en est la preuve. Pour ce qui est du choix du nouveau Premier ministre Ahmed Ouyahia est connu comme étant un serviteur zélé du régime et l’homme des sales besognes ».

Seddik Chihab, porte-parole du RND : « Ce changement est salutaire dès lors que la démarche de son prédécesseur a atteint très vite ses limites ». « Pour ce qui est du poste, il le connaît très bien pour l’avoir occupé à plusieurs reprises. Il connait les difficultés auxquelles il doit faire face. Il connaît très bien la situation du pays. Il est imprégné des enjeux à la fois économiques et sociaux. Il est également imprégné des enjeux régionaux et internationaux. Donc c’est par devoir qu’il a répondu à l’appel ».

  • Les derniers articles

close