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Pourquoi Ouyahia, Ould Abbes et Sellal « se disputent » Bouteflika

NEWPRESS

Absent de la scène politique à cause de son état de santé, Abdelaziz Bouteflika est au centre des discours de ses soutiens depuis le début de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai.

Les chefs du FLN et du RND ne ratent aucune occasion pour afficher leur allégeance au Président amenant certains observateurs avertis à s’interroger sur les raisons de cette «insistance».

Théoriquement, le FLN et le RND sont acquis à Bouteflika. Au Parlement comme au gouvernement, ils veillent à l’application de son programme économique et politique. Les deux partis font un sans-faute depuis 1999. Ils n’ont pas besoin de rappeler à chaque fois leur allégeance à Bouteflika. À moins que les messages de Djamel Ould Abbas et Ahmed Ouyahia ne soient pas adressés aux électeurs.

Bouteflika, le bouclier de Ould Abbes

Le secrétaire général du FLN avait déjà donné le ton, avant le début de la campagne électorale, en affirmant que les présidentielles de 2019 constituent le principal enjeu des législatives du 4 mai.

Ould Abbes est le premier à avoir parlé du cinquième mandat. Il n’a pas été suivi par Ahmed Ouyahia. On ignore d’ailleurs ce qu’en pense ce dernier. Au mieux, il esquive la question lorsque la presse lui demande de s’exprimer sur le sujet. « En tant qu’Algériens et militants, nous lui souhaitons beaucoup de bonne santé et plus d’énergie dans la gestion et la conduite des affaires du pays ». En somme, Ouyahia ne dit ni oui, ni non. Celui qui ne cesse de répéter que « la présidentielle est une rencontre entre un homme et son destin » s’apprête-t-il à franchir le pas ?

Tout en vantant les réalisations du Président, Ouyahia, qui a quitté son bureau à El  Mouradia pour vaquer à ses engagements partisans, ne cesse de remettre en cause, à l’occasion de cette campagne, les projets du gouvernement Sellal, qui est censé pourtant appliquer le programme de Bouteflika. Il promet de faire mieux dans les secteurs de l’Habitat, de l’Agriculture, etc.

Ouyahia, l’ambition cachée

Ouyahia semble faire la part des choses en partageant entre la présidence de la République et le Premier ministre. En fin connaisseur du système, il a surtout compris que sous l’ère du président Bouteflika, même affaibli, afficher ses ambitions politiques aussi légitimes soient-elles pourrait lui coûter sa carrière.

Pour le FLN, il faut dire qu’Ould Abbes a toutes les raisons pour se réfugier derrière Bouteflika. D’abord, l’ancien ministre est connu pour son soutien indéfectible au président de la République jusqu’à lui souhaiter « un mandat à vie ». Ensuite, il sait qu’il est contesté au sein du FLN et Bouteflika peut constituer un bouclier contre ses adversaires. En parlant sans cesse de Bouteflika, le patron du FLN a fini par agacer Abdelaziz Ziari, ancien président de l’APN. « Je crois que c’est l’un des défauts du secrétaire général de trop utiliser l’argument présidentiel pour la campagne électorale. C’est bien de temps en temps mais il ne faut pas en abuser », raille Ziari dans un entretien à TSA.

Dans les coulisses, des membres du Comité central et d’anciens cadres du FLN souhaitent son départ. « Notre initiative n’aboutira pas sans l’appui de la présidence », reconnaît un contestataire.

Mais il n’y a pas qu’Ouyahia et Ould Abbès qui « se disputent » Bouteflika. Sellal s’y met aussi. Même s’il n’est pas officiellement en campagne électorale, le Premier ministre profite de ses visites dans les wilayas pour défendre le programme du Président et par là même ses réalisations en tant que premier responsable du gouvernement.

Sellal, potentiel successeur

Autrement dit, d’une pierre deux coups. Certes,  Sellal n’a jamais affiché publiquement une quelconque ambition présidentielle. Mais il fait partie des potentiels successeurs, c’est un secret de polichinelle. Les présidentielles sont d’ailleurs le seul sujet sur lequel il s’interdit d’improviser. Il ne cesse de répéter qu’il reçoit ses ordres du président Bouteflika, mais rappelons qu’à la veille des présidentielles de 2014, Sellal était donné comme le candidat potentiel du régime, avant que Bouteflika ne se décide à briguer un 4e mandat. Un projet auquel aurait adhéré une partie « des décideurs ». Trois ans plus tard, la rumeur reste persistante, nourrie et renforcée par l’absence prolongée du Président en raison de son état de santé.

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