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Président de l’APN : le troisième personnage de l’État réduit à un simple “poste administratif” sous Bouteflika

Anis / New Press
Assemblée populaire nationale (APN). Séance plénière, consacrée à l’adoption du Code communal

La nouvelle Assemblée populaire nationale APN sera installée le 23 mai après l’épuisement de toutes les voies de recours et la proclamation des résultats définitifs du scrutin par le Conseil constitutionnel. La séance sera tenue sous la présidence « du doyen d’âge de l’Assemblée populaire nationale, assisté par deux des députés les plus jeunes ».

Les 462 élus seront appelés par la suite à élire le nouveau président de l’APN. Plusieurs noms sont donnés comme favoris. Said Bouhaja et Ghania Idalia, tous deux députés du FLN, sont ceux qui reviennent le plus. La présidence ne devrait pas échapper à la première force politique à l’APN, le FLN.

Mais, dans les faits, malgré la séparation officielle des pouvoirs, la décision finale reviendra au président de la République, comme le souligne Abdelaziz Ziari, président de l’APN entre 2007 et 2012. « Depuis son arrivée au pouvoir, le président Bouteflika est le premier consulté avant l’élection du président de l’APN », affirme M. Ziari dans une déclaration à TSA.

| LIRE AUSSI : Succession de Bouteflika, l’après Toufik, fraude : entretien avec Abdelaziz Ziari

L’avis de Bouteflika est donc décisif dans le choix du président de l’APN, qui est le troisième personnage de l’État. Malgré les pouvoirs que lui confèrent la constitution et les lois de la République, le président de l’APN est réduit sous le pouvoir de Bouteflika à un simple « poste administratif ». Le président de l’APN réunit le bureau de l’Assemblée, programme les séances en plénières et se prononce sur les propositions de projet de loi de l’opposition. Il accueille les délégations étrangères et représente quelques fois le président à l’étranger.

Même « élu pourtant par les députés », le président de l’APN travaille en réalité sous les ordres de la présidence. Et lorsqu’il ose se révolter, il est poussé à la porte. C’est le cas de Karim Younes (2002-2004), contraint à démissionner pour avoir choisi le camp d’Ali Benflis, candidat à la présidentielle de 2004.

Rien n’est acquis pour le président de l’APN, qui est souvent sur un siège éjectable, son sort dépend d’El  Mouradia. Amar Saadani, qui a remplacé en 2004 Karim Younes, s’est vu interdire de se présenter sur les listes du FLN aux législatives de 2007 sous les « ordres du président Bouteflika ».

Abdelaziz Ziari (2012/2017) ne briguera pas non plus un mandat parlementaire après avoir été président de l’APN. Ziari refuse de parler « d’interdiction » et pense qu’il était « nécessaire de procéder à des changements ».

Le cas du dernier président de l’APN illustre le mieux cette situation. Larbi Ould Khelifa a été parachuté contre toutes attentes comme tête de liste du FLN à Alger, avant de devenir président de l’APN. Il laisse un bilan très controversé. Sans expérience politique, Ould Khelifa n’a pu exercer aucun contrôle sur les députés FLN.

Avec ses positions et ses déclarations, il a été à l’origine de tensions avec l’opposition. Ce qui s’est traduit par des altercations physiques entre les députés notamment lors des débats sur le projet de Loi de finances 2016.

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  • Votre avis (10)

    • AiglRoyal

      AiglRoyal

      Dans une république sans république, ou les députés sont désignés avec une couverture électorale, et prête allégeance avant même qu’ils soient élus. Leurs libertés est sous cautions.
      Et le malheur dans toute l’histoire, c’est que c’est eux même qui se constituent esclaves en ignorant le peuple, et prêtant cette allégeance sans faille au pouvoir principal. Car ils n’y croient point en la démocratie et nous invitent a voter pour eux.
      Drôle d’amalgame.
      Ainsi disait Nitshe F. ”Dans la vie il y’a deux races, celle des maîtres et celles des esclaves”.
      Et ne peut chercher a se libérer que celui qui a du sang de maître.
      Même députés, beaucoup ne sont pas affranchis.

    • Jemenfou

      Jemenfou

      Pour réponse à général, Je pense qu’il fallait finir ce que tu as commence à emunerer par: en fin des compter bouteflika est le poupee si à lui seul incarne toutes ces institutions, quand à Haroun n’importe quel peuple au monde nouvelement indépendant doublee d’un coup d’etat et d’une decennie noir ne verra qu’un avenir sombre et ne fera confiance à personne d’ou le taux d’abstention.

    • Genseric

      Genseric

      C’est pour cela que les législatives en Algérie c’est du “khorti ” ! En Algérie il ne devrait y avoir aucune assemblée ” élue” . Bouteflika c’est : le sénat , l’APN , le gouvernement , le conseil constitutionnel , l’armée, les Walis , les Maires, le conseil de la magistrature , les PDG , les ambassadeurs , les secrétaires généraux , les chefs de daïras … bref , c’est la première République Monarchique !

      • aidene

        aidene

        vous avez tout résumé Haroun. Le comble c’est que les partis qui crient a la fraude le font aussi aux dépens de leur militants inscrit dans leur listes! malheureux

    • aidene

      aidene

      de toute façon manière ce parti ne pèse rien. Par contre il est a signaler des aberrations au noveau du décompte proptionnel au quota homme femme. Par exemple à Alger le FLN a obtenu 10 sièges et on retrouve 4 femmes dont les deux dernières étaient respectivement classées 12 eme et 13 eme ce qui est correct. Par contre pour d’autres partis ce quota n’a pas été respecté et de surcroit la loi a été bafouée! Un peu de serieux nos institutions SVP!!!

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