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Résolution du Parlement européen sur l’Algérie : les principales réactions

Résolution du Parlement européen sur l’Algérie : les principales réactions

Plusieurs voix ont réagi à la résolution votée ce jeudi par le Parlement européen, condamnant « fermement les arrestations arbitraires et illégales ainsi que l’emprisonnement, les attaques et les intimidations de journalistes, syndicalistes, avocats, étudiants, défenseurs des droits de l’Homme et de manifestants pacifiques qui prennent part aux manifestations du Hirak ».

Les voix officielles du gouvernement ont sans surprise dénoncé la résolution. Le ministère des Affaires étrangères a notamment « condamné et rejeté dans le fond et dans la forme » ce qu’il qualifie d’« immixtion flagrante » dans les « affaires internes » de l’Algérie. Anticipant la résolution du Parlement européen, le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah avait dès jeudi affirmé que « la bande fait appel à des parties étrangères, notamment celles qui sont connues pour leur rancune historique et qui ne souhaitent pas du bien à l’Algérie et à son peuple ».

« Ce peuple a dit à haute voix qu’il n’a nullement besoin de leçons de quelque partie que ce soit et sait comment répliquer au moment opportun aux voix qui tentent de s’ingérer dans ses affaires et qui tentent d’entraver le processus qui mènera l’Algérie vers une nouvelle ère et qui balisera le chemin du développement dans la paix et la sérénité », a ajouté le chef d’état-major de l’ANP.

D’autres voix ont également réagi à la résolution du Parlement européen. L’ancien ministre de la Communication Abdelaziz Rahabi a estimé ce vendredi dans une déclaration à TSA que « la résolution du Parlement européen sur la situation en Algérie ne peut être acceptée tant dans la forme que dans le fond […] ».

« En adoptant ce texte dans ce contexte, le Parlement européen s’ingère directement dans notre agenda politique national qui doit rester une affaire algéro-algérienne en tout temps et en toute circonstance », a affirmé M. Rahabi.

Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, a quant à lui considéré que « le Hirak algérien a été utilisé par des députés de l’UE pour flatter leur propre électorat et non pas pour notre bien. Oui à la solidarité des peuples mais pas à n’importe quel prix. Si l’Europe veut aider l’Algérie, elle devra faire en sorte que l’argent volé lui soit restitué », a indiqué M. Djilali.

Me Mustapha Bouchachi, a pour sa part estimé qu’il s’agit d’une « affaire interne algérienne. On va la régler entre nous. Le peuple doit compter sur ses enfants pour réussir. Jamais un pays étranger n’a aidé un peuple pour une véritable transition démocratique ». Pour lui, « c’est le régime, en essayant de donner des rapports à des pays étrangers, qui a commencé à exposer la situation algérienne à l’étranger ».

Le président du MSP, Abderrazak Makri, a de son côté souligné que « les grandes puissances interviennent toujours pour leurs intérêts et ne se soucient guère de la liberté et de la démocratie et n’ont d’alliés que ceux qui garantissent leurs intérêts, même si c’est aux dépens des droits de l’Homme et de la dignité et les droits des peuples ».

Les cinq candidats à l’élection présidentielle ont tous condamné la résolution du Parlement européen, et des marches pour dénoncer l’ingérence étrangère ont été organisées ce samedi à Alger et dans d’autres villes du pays, et ce à l’appel de l’UGTA et autres organisations proches du pouvoir.

Deux voix étrangères se sont également exprimées au sujet des accusations d’ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Algérie portées à l’encontre du Parlement européen. L’ambassadeur de Chine à Alger, Lie Lianhe, a indiqué ce samedi que son pays est « contre toute ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Algérie. La Chine continuera à être du côté de l’Algérie », a affirmé l’ambassadeur, qui était aux côtés du ministre de la Communication Hassen Rabhi, lors d’une opération de reboisement à Alger.

Le ministère de l’Intérieur espagnol a quant à lui affirmé ce jeudi que l’Espagne « appuie le processus électoral qui va se tenir le 12 décembre prochain », ajoutant que son pays a un rôle de « modérateur » avec l’Union européenne.

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