
La lancinante question de la réforme de la politique des subventions en Algérie est revenue, une fois encore, à l’hémicycle de l’APN.
La proposition a été portée, cette fois-ci, par la voix du député Fares Rahmani, qui a proposé d’orienter les subventions au profit des classes fragiles de la société.
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« Pour préserver l’argent public, nous plaidons pour des subventions ciblées. Il est injuste que tout le monde bénéficie de ces subventions. Par exemple, nous, en tant que députés, nous avons de bons salaires, nous ne devrions pas profiter des subventions. Quand on achète le pain, on ne devrait pas le payer 10 dinars, mais 40 ou 50 dinars », a proposé le député du Front El Moustakbel qui représente la communauté algérienne en Europe du Nord.
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« Il faut orienter les subventions au profit de ceux qui ont un pouvoir d’achat très faible. Il y a des citoyens qui ont 3 ou 4 enfants et qui touchent un salaire de 20.000 dinars. Ceux qui touchent un salaire mensuel de 100.000 et plus ne devraient pas bénéficier de ces subventions », a-t-il plaidé, mardi, lors des débats sur le projet de loi de finances de 2027.
Algérie : 18 milliards de dollars de subventions pour 2027
Ce dernier prévoit un budget de 2.414,15 milliards de dinars (18 milliards de dollars) pour les subventions en 2027.
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« Le projet de loi de finances 2027 accorde une importance centrale à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens et à l’amélioration de leurs conditions de vie, en poursuivant le soutien aux transferts sociaux, dont les crédits atteignent 2.414,15 milliards DA, dont 717,7 milliards destinés à soutenir et à stabiliser les prix des produits de base de grande consommation. »
La réforme de la politique de subventions des prix des produits alimentaires a été abordée par plusieurs économistes et hommes politiques en Algérie, et ce, depuis plusieurs années.
Les gouvernements successifs ont souvent justifié le maintien de son caractère universel par l’absence de bases de données fiables sur les revenus des ménages. La loi de finances de 2022 a prévu le recours à des subventions ciblées, à travers la mise en place d’un « mécanisme de compensation monétaire » au profit des ménages.
La mise en œuvre de ce dispositif a été ensuite reportée. Le président Abdelmadjid Tebboune a déclaré en février 2026, lors de sa rencontre périodique avec la presse, que « si on prive 20 familles de leurs droits en les classant là où elles ne devraient pas être, c’est remettre en cause la politique sociale de l’État ».
L’État algérien subventionne les prix de plusieurs produits alimentaires, dont le pain, l’huile, le sucre et le café.