
La diversification de l’économie algérienne est une réalité.
Le Fonds monétaire international (FMI) vient de saluer les performances du pays en la matière dans une analyse publiée mardi 3 novembre et intitulée “créer les conditions propices à une diversification durable en Algérie”.
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L’Algérie a lancé un vaste chantier de réformes et d’amélioration de son climat des affaires, avec comme but ultime la diversification de l’économie et la réduction de la dépendance au pétrole et au gaz.
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“Des signes encourageants montrent que ces efforts commencent à porter leurs fruits”, écrit le FMI dans son analyse.
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Algérie : la part du secteur hors hydrocarbures a “augmenté progressivement”
L’institution constate en effet que la part du secteur hors hydrocarbures dans le PIB réel et dans les exportations de biens a “augmenté progressivement”, et les recettes d’exportation hors hydrocarbures “ont progressé au cours de la dernière décennie”.
Néanmoins, même s’il est indéniable que la base d’exportation “s’élargit”, elle le fait “lentement”, les hydrocarbures continuant, malgré les avancées, de “dominer les exportations”.
Pour le moment, les exportations hors hydrocarbures se concentrent “sur quelques produits”, comme les produits chimiques, les métaux, et les produits agricoles.
Les grands projets lancés par l’Algérie peuvent “accroître les capacités productives, améliorer la connectivité et créer de nouvelles opportunités”, mais nécessitent des financements importants, estime le FMI.
Celui-ci note que la hausse des investissements ces dernières années a “contribué à l’augmentation de la demande d’importations et accentué les pressions budgétaires et extérieures”.
Le FMI insiste sur la place du privé dans l’économie algérienne
D’où la nécessité d’accompagner ces projets, afin d’en “tirer le meilleur parti”, d’ “une planification, une hiérarchisation et une mise en œuvre rigoureuses”, étant donné que le choix des projets revêt “autant d’importance que le montant des dépenses”.
Il s’agit, préconise le FMI, d’orienter les fonds vers les projets “les plus porteurs sur le plan économique”, ce qui permettrait d’obtenir “des gains plus solides et plus durables, et contribuerait à préserver la capacité de financer les projets prioritaires”.
L’impact des grands investissements sera jugé à l’aune de leur capacité à “accroître la productivité, à créer des emplois et à favoriser le développement d’un secteur privé plus dynamique”.
Comme à chacun de ses rapports sur l’économie algérienne, le Fonds insisté sur la place insiste .
“L’investissement public peut jeter les bases d’un secteur privé dynamique, dont le rôle est essentiel”, estiment les auteurs de l’analyse, expliquant qu’un secteur privé “plus compétitif” permettrait d’accroître les exportations.
Pour gagner en compétitivité, les entreprises algériennes ont besoin d’infrastructures efficaces, d’un accès au financement, de compétences adaptées et d’institutions performantes, est-il indiqué.
Il faudra pour cela “un environnement plus propice aux affaires”, sachant que les entreprises investissent “plus volontiers” lorsque “les règles sont prévisibles et que les conditions de concurrence entre les entreprises publiques et privées sont équitables”.
Le FMI met en garde contre les “pressions budgétaires”
Le FMI préconise en outre d’améliorer l’accès au financement et aux compétences afin d’aider les entreprises à se développer, à adopter de nouvelles technologies et à saisir les nouvelles possibilités qui s’offrent à elles et d’assurer un soutien continu à l’entrepreneuriat pour permettre à davantage de jeunes entreprises de se développer.
“Mises en œuvre conjointement, ces réformes soutiendraient durablement l’investissement et l’activité du secteur privé”, assure le FMI, qui conseille aussi de renforcer les finances publiques et les marges de manœuvre extérieures et d’atténuer les pressions financières afin de “maintenir la croissance sur une trajectoire favorable”.
L’investissement public peut soutenir la diversification, mais la persistance des déficits budgétaires et des pressions financières pourrait compromettre la pérennité du programme d’investissement, met en garde l’institution internationale.