
Fin juillet dernier, le ministère de l’Éducation nationale a dévoilé le nouveau programme qui sera appliqué dès la rentrée scolaire 2026-2027, comportant de nombreux changements concernant notamment le volume horaire de certaines matières.
Deux dispositions sont particulièrement discutées : le remplacement du français par l’anglais comme première langue étrangère enseignée dans le primaire dès la 3e année et la révision du statut de la philosophie pour certaines filières au lycée.
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Certains ont crié à la “suppression” d’une matière indispensable pour développer un esprit critique chez les apprenants. Des enseignants de philosophie et des personnalités académiques ont réagi. Ce mardi, le ministre de l’Éducation a tenu à répondre aux critiques.
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L’Algérie a-t-elle supprimé l’enseignement de la philosophie ?
Sur El Khabar TV, le spécialiste des questions pédagogiques Ahmed Tessa a estimé qu’il aurait été mieux de réduire le volume horaire des matières fondées sur la mémorisation comme l’histoire-géographie et l’éducation islamique pour épargner la philosophie.
L’universitaire Karim Djedi s’est adressé directement au ministre de l’Éducation Mohamed Seghir Saadaoui. Celui-ci lui a répondu et a nié toute suppression de la philosophie.
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Djedi a dévoilé ce mardi 4 août la teneur du message que lui a adressé le membre du gouvernement.
Le ministre s’est dit étonné que ceux qui ont pris part à ce débat n’aient pas pris connaissance des mesures que le ministère a réellement proposées, se contentant de se faire une opinion à partir d’informations « superficielles ».
En réponse aux interrogations de Karim Djedi, Mohamed Seghir Saadaoui a tenu à rappeler que le ministère de l’Éducation est “pleinement conscient, et c’est là sa responsabilité sociale, de l’ampleur de la mission qui lui est confiée pour développer le système éducatif au service de l’intérêt du pays et de l’avenir des générations”.
Dans ce cadre, a poursuivi le ministre, “nous sommes pleinement conscients de l’importance de la matière de philosophie au sein du plan de restructuration de l’enseignement secondaire, ainsi que de son rôle dans chaque filière”.
Philosophie au Lycée : les précisions de Saadaoui
Saadaoui a expliqué qu’il a été procédé au renforcement des matières fondamentales dans chaque filière. De ce fait, dans la filière Lettres et Philosophie, la philosophie a notamment fait l’objet de ce renforcement, son coefficient ayant été augmenté en troisième année secondaire (classe terminale).
S’agissant des autres filières, la philosophie a été programmée comme “matière importante” dans le programme de base de la deuxième année du secondaire, avec le même coefficient qu’auparavant, a encore souligné le ministre de l’Éducation nationale, indiquant que toutes ces dispositions peuvent être consultées sur le site du ministère.
“La philosophie a-t-elle donc été supprimée ?”, s’est interrogé à son tour M. Saadaoui qui a conclu en souhaitant “à notre élite davantage de maturité et de clairvoyance, ainsi qu’à notre pays davantage de sécurité et de progrès”.