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Train Alger-Tamanrasset : l’énorme défi qui attend les Chinois et les Algériens

Pour le train Alger – Tamanrasset, les entreprises chinoises comptent profiter de l’expérience de la réalisation de la voie ferrée Béchar – Gara Djebilet, première ligne ferroviaire lourde en Afrique.

Train Alger-Tamanrasset : l’énorme défi qui attend les Chinois et les Algériens
Le train Alger-Tamanrasset sera bel et bien opérationnel fin 2028 / Photo par Jake Weirick / Unsplash pour TSA
Ali Idir
Durée de lecture 2 minutes de lecture
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Le président de la République Abdelmadjid Tebboune l’a réitéré lors de sa rencontre le 14 octobre avec les opérateurs économiques : le train Alger-Tamanrasset sera bel et bien opérationnel fin 2028.

Sur le terrain, tout est mis en œuvre pour rééditer l’exploit de la ligne minière Ouest réalisée en 24 mois dans des conditions extrêmes. Un autre grand défi attend l’Algérie et les entreprises impliquées, algériennes et chinoises.

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La ligne ferroviaire reliant la capitale à l’extrême Sud du pays, Alger-Tamanrasset, est longue de 2.036 kilomètres. Sur ce total, 308 kilomètres sont opérationnels jusqu’à Laghouat, 42 en cours de réalisation, 924 sur le point d’être lancés et des appels d’offres ont été lancés pour 651 kilomètres, a détaillé le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN).

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Train Alger – Tamanrasset : des entreprises algériennes et chinoises à pied d’œuvre

L’Algérie s’affaire ces jours-ci à réunir toutes les conditions pour le lancement imminent du reste du chantier.

Mardi dernier, une réunion a été tenue au ministère des Travaux publics destinée à faire le point sur l’avancement des préparatifs sur les tronçons concernés, notamment les tronçons Laghouat-Ghardaïa, d’une longueur de 265 km, Ghardaïa–El Menéa, d’une longueur de 230 km, El Menéa–PK 216, et Tamanrasset–Moulay Lahcen (213 km). Il a été aussi procédé à l’évaluation des ressources matérielles et humaines mobilisées pour le lancement des travaux.

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Les entreprises engagées dans le projet sont pour la plupart algériennes et deux sont chinoises. Il s’agit d’Infra Rail, Cosider TP, Cosider OA, SNTP, EPTP Alger, ENGIA, Seror, Infrafer, Sapta, Sero Est, Sétif Rail, GCB et des groupes chinois CRCC et CCECC.

L’exploit de 8.000 travailleurs, sous 50°, sur la ligne Béchar-Tindouf

Le succès de l’expérience de la ligne Béchar-Tindouf a amené les autorités à faire de nouveau confiance à l’expertise chinoise. Cette ligne de 950 kilomètres a été réalisée en 24 mois par la China Railway Construction Corporation (CRCC) avec des entreprises algériennes.

« Plus de 8.000 ouvriers chinois et algériens ont réussi, sous des températures dépassant les 50 °C, à achever ces tronçons en seulement 24 mois », s’émerveille le média public chinois CGTN.

Les techniciens ont dû faire face aux spécificités de la région désertique. « Pour faire face aux tempêtes de sable et aux conditions climatiques difficiles, les deux parties ne se sont pas contentées de transposer littéralement les spécifications chinoises, mais ont conçu les technologies en concertation, en tenant compte de l’environnement local, des besoins d’exploitation, ainsi que des normes ferroviaires algériennes et européennes », lit-on sur le même média.

Par exemple, les poutres en béton ont été conçues avec un profil élancé et dotées d’ouvertures permettant l’évacuation du sable, ce qui limite son accumulation, renforce la stabilité et la résistance de la structure, et réduit les coûts d’entretien ultérieurs.

Une intégration approfondie des normes chinoises et algériennes

Outre le fait de disposer d’une ligne de chemin de fer de près de 1.000 kilomètres qui permet l’exploitation du méga gisement de fer de Gara Djebilet, l’Algérie a aussi gagné à travers ce projet une expérience inestimable en matière de pose de rails en milieu désertique.

« Ce projet a permis une intégration approfondie des normes chinoises et algériennes et a jeté les bases du premier système technique destiné aux lignes ferroviaires lourdes du désert en Algérie », écrit CGTN.

Les mêmes défis se poseront sur la ligne Alger-Tamanrasset et les ingénieurs algériens et chinois vont déployer le même génie en se servant de l’expérience de la ligne Béchar-Tindouf inaugurée le 1ᵉʳ février dernier par le président de la République.

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