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Octroi de l’allocation touristique : la Banque d’Algérie clarifie les choses

Un vice-gouverneur de la Banque d’Algérie a détaillé les nouvelles mesures concernant l’octroi de l’allocation touristique de 750 €. Il a évoqué le cas des détenteurs de comptes CCP.

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La Banque d’Algérie s’explique sur l’octroi de l’allocation touristique. | DR
Badreddine Khris
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Constatant l’usage frauduleux de l’allocation touristique de 750 euros, la Banque d’Algérie a demandé aux banques, dans deux nouvelles notes, l’obligation d’observer rigoureusement les dispositions de l’instruction N° 05-2025 du 17 juillet 2025 relative au droit de change pour voyage à l’étranger, notamment celles prévues à son article 10.

Dans les deux instructions datées du 15 et du 16 décembre en cours, la Banque d’Algérie a instauré trois règles principales rappelant les conditions requises pour bénéficier de ce droit de change.

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Lors de son passage ce jeudi 18 décembre sur les ondes de la Chaîne Une de la Radio algérienne, le  vice-gouverneur de la Banque d’Algérie, Mohamed Benbahane, a expliqué les raisons ayant poussé le régulateur à prendre de telles mesures.

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« Nous avons constaté des comportements inadmissibles de certaines personnes indélicates qui bénéficiaient de manière illicite de ce droit de change, avec le concours de tierces parties », a déploré le vice-gouverneur. Durant l’année 2025, les services des douanes ont enregistré, en effet, plusieurs affaires liées à la transgression du dispositif.

Les enquêtes menées ont mis en évidence des réseaux organisés recourant au fractionnement des montants autorisés, en mobilisant plusieurs voyageurs pour transférer, de manière d’apparence légale, des devises vers l’étranger, avant de les regrouper hors du territoire national.

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Selon les services de contrôle, ces pratiques reposent souvent sur des voyages fictifs, des déclarations de change mensongères ou l’utilisation de prête-noms, permettant de contourner les dispositions de la réglementation.

« La Banque d’Algérie est intervenue pour la première fois en août dernier, à travers un communiqué mettant en garde contre les infractions à la réglementation régissant l’octroi du droit de change de 750 euros », a indiqué l’invité de la radio. Pour lui, il fallait « à la Banque d’Algérie qui défend l’intérêt et protège l’économie du pays, intervenir et assurer une meilleure régulation et clarification de l’opération ».

L’ouverture d’un compte bancaire exigée

À travers ces décisions, la Banque d’Algérie, a-t-il précisé, cherche à protéger les bénéficiaires effectifs et non pas exclure des citoyens de ce droit qui, rappelle-t-il, reste strictement personnel.

Ainsi, l’obligation de détention de compte bancaire, l’interdiction du paiement en espèces, la restitution du montant du droit de change perçu en cas d’un séjour à l’étranger d’une durée effective inférieure à sept jours résument les quelques conditions requises pour pouvoir bénéficier de l’allocation de change de 750 euros.

Le vice-gouverneur de la Banque d’Algérie a indiqué que l’ouverture du compte reste une procédure simplifiée, étant donné le nombre réduit de documents demandés. Il a souligné que les citoyens algériens détenteurs d’un compte bancaire peuvent effectuer l’opération de change pour des membres de leurs familles soit le conjoint ou les enfants, même si ces derniers ne disposent pas d’un compte à leurs noms.

Mohamed Benbahane a déclaré que les détenteurs d’un compte CCP ne peuvent pas l’utiliser directement pour payer la contre valeur en dinars de l’allocation touristique. Ils doivent impérativement ouvrir un compte bancaire puisque l’opération est purement bancaire. Ils ont, néanmoins, la possibilité, a-t-il ajouté, d’utiliser un chèque certifié pour le transfert du montant de la contrevaleur qui sera télécompensé auprès de la banque commerciale.

L’usage du cash interdit

Les établissements bancaires doivent mettre en œuvre l’ensemble des mesures de vigilance prévues par les textes en vigueur, notamment celles relatives à la connaissance du client, à la vérification de l’identité et à l’évaluation de la cohérence des opérations avec le profil du titulaire.

La contre-valeur en dinars du montant en devises doit être réglée exclusivement par des moyens scripturaux émis par les banques, tels que la carte CIB, le chèque bancaire ou tout autre instrument scriptural autorisé. Le paiement en espèces n’est plus admis.

Par ailleurs, les banques doivent informer les bénéficiaires ayant séjourné à l’étranger pour une durée effective inférieure à 7 jours, de l’obligation de restituer le montant du droit de change perçu, sous peine de perdre le bénéfice de ce droit pour une durée de 5 années, sans préjudice de poursuites judiciaires. 

Lien permanent : https://tsadz.co/mj0gj

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