
Entre transmission, mémoire et retour aux sources, la troisième édition de la Caravane de la mémoire a débuté samedi 9 mai.
Menée en partenariat avec la Grande Mosquée de Paris et le ministère algérien de la Jeunesse, cette initiative permet à 48 jeunes algériens nés en France d’effectuer un voyage mémoriel au cœur du pays de leurs origines, à l’occasion des commémorations du 8 mai 1945.
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Le bénévole de l’association ADDRA a réuni les 48 jeunes étudiants qui participent actuellement à la Caravane de la mémoire. Pour prendre part à cette initiative, les participants devaient être « des étudiants âgés de 20 à 26 ans, tous nés en France mais profondément attachés à leurs origines algériennes », selon le bénévole de l’association.
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Un voyage mémoriel
Ce voyage mémoriel emmène les participants de la France vers plusieurs villes emblématiques d’Algérie afin de « transmettre aux nouvelles générations l’importance de préserver l’héritage historique, culturel et mémoriel commun ».
Une expérience qui permet également à ces jeunes d’en apprendre davantage sur l’histoire du pays de leurs origines.
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« Certains avaient une connaissance limitée de l’Algérie, de son histoire et de son patrimoine », déclare le bénévole de l’association ADDRA sur Facebook.
Cela n’a toutefois pas empêché les jeunes Franco-Algériens de tisser des liens. « Les échanges ont laissé place à une véritable atmosphère familiale, portée par une fierté commune, un fort sentiment d’appartenance et une joie sincère de vivre ensemble cette expérience unique », ajoute-t-il.
Les visites
Au cours de leur voyage, les 48 jeunes découvrent plusieurs lieux culturels et historiques d’Algérie. Le premier est la Casbah d’Alger. « Entre échanges, chants, recueillement et découverte du patrimoine vivant, cette visite a offert un moment fort de transmission et d’émotion », déclare la Grande mosquée de Paris sur Facebook.
Ils se sont ensuite rendus au Monument des Martyrs sur les hauteurs de la capitale, une visite qui a permis à ces Franco-Algériens de « mieux comprendre les sacrifices consentis pour l’indépendance de l’Algérie et l’importance de préserver cette mémoire vivante ».
Le parcours s’est poursuivi à la Grande Mosquée d’Alger, « symbole du rayonnement culturel et spirituel de l’Algérie contemporaine ».
Les 48 Franco-Algériens ont ensuite quitté Alger pour Béjaïa. « C’est un plaisir d’être là, c’est un honneur et une chance », s’exclame un étudiant, reconnaissant pour l’accueil qui leur a été réservé.
Ils ont ensuite transité par Kherrata à 60 km à l’est de Bejaia, une ville chargée d’histoire et de mémoire. « Ici, la beauté des paysages contraste avec le poids de l’Histoire. Car derrière le silence des montagnes demeurent les traces des massacres du 8 mai 1945 », explique la Grande mosquée de Paris. Les participants ont ensuite pris la direction de Constantine.
La Caravane de la mémoire leur a ainsi permis « d’explorer l’histoire, la richesse culturelle et l’importance de préserver l’héritage commun entre les générations », d’après la GMP.
« Chaque étape a suscité admiration et émerveillement. Au-delà de la beauté des sites, c’est toute la profondeur de l’histoire algérienne qui s’est révélée aux jeunes participants, chacun la vivant à sa manière, avec émotion et curiosité », détaille le bénévole de l’association ADDRA.
Les jeunes franco-algériens sont encore en route à la découverte d’autres villes d’Algérie.