
Dans les annales du football de haut niveau, c’est une première mondiale ! Mardi, le jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a retiré au Sénégal le titre de la CAN 2025, qu’il a pourtant gagné sur le terrain, pour le donner au Maroc.
La Fédération royale marocaine de football ne s’est pas gênée de crier victoire en acceptant de prendre ce que les joueurs de sa sélection n’ont pas mérité. Une vieille habitude chez les dirigeants marocains.
A lire aussi : Imane Khelif dément sa retraite et accuse son ex-manager de trahison
Deux mois après la finale disputée entre les deux sélections dimanche 18 janvier à Rabat, la CAF a décidé de déclarer le Sénégal perdant sur tapis vert, et le Maroc vainqueur.
A lire aussi : Sporting Portugal : Slimani dans la tourmente
La CAF vole au secours du Maroc
A lire aussi : Imane Khelif : disparition inquiétante des rings de la championne algérienne
Dans sa rivalité avec l’équipe d’Algérie, la sélection marocaine obtient la deuxième étoile africaine derrière laquelle elle court depuis son premier sacre sur la scène continentale en 1976. Pour y arriver, elle a usé de tricheries, avec un arbitrage totalement acquis à sa cause.
Tous les adversaires du Maroc durant cette CAN ont été victimes d’erreurs d’arbitrage. Même la finale n’y a pas échappé. Le 18 janvier, dans les arrêts de jeu, alors que le score était de 0-0, l’arbitre a annulé un but sénégalais valide, et a accordé un penalty litigieux aux Marocains.
Des décisions qui ont mis le feu aux poudres. Le staff et les joueurs sénégalais ont décidé de protester, en quittant le terrain, avant d’y revenir un quart d’heure après, et de marquer le but de la victoire dans les prolongations.
Un scandale planétaire qui va laisser des traces et ternir davantage l’image peu reluisante du football africain. La décision de la CAF a fait l’effet d’un tremblement de terre dans le monde du football, et suscité des réactions politiques.
Un impact sur les relations entre les peuples africains
L’affaire a pris de graves proportions politiques. Le gouvernement sénégalais a réagi mercredi en réclamant une enquête sur la corruption au sein de la CAF. Le géopolitologue français Pascal Boniface, directeur de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), va plus loin, en évoquant l’impact sur les relations entre les peuples africains.
« Quelle que soit l’issue finale de la désignation du vainqueur de la CAF cette affaire va laisser des traces négatives dans les relations entre le Maroc et les pays. La victoire doit susciter la popularité ici c’est l’inverse », a-t-il écrit ce jeudi sur la plateforme X. Au lieu d’unir, le football africain à la sauce marocaine sert plutôt à diviser !