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L’Algérie et le Niger ont convenu au début de l’année de relancer le projet d’exploitation en partenariat du champ pétrolier de Kafra, dans le nord du Niger, à la frontière entre les deux pays.
La mise en œuvre du projet est imminente avec le lancement, début avril, des travaux de forage par une filiale de Sonatrach.
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Le premier contrat algéro-nigérien d’exploration de ce champ vaste de plus de 23 000 kilomètres carrés remonte à 2005 et les premières découvertes ont été faites en 2018-2019.
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Après un arrêt de plusieurs années, les deux pays ont convenu de lancer l’exploitation du bloc. La décision a été actée lors de la visite au Niger du ministre algérien des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, fin janvier dernier, après un premier accord quatre mois plus tôt.
Les deux parties ont mis à jour le plan d’action adopté à Alger en septembre 2024. “Nous l’avons renforcé par des actions concrètes avec des plannings bien élaborés pour entamer les forages au niveau du bloc de Kafra”, a révélé Mohamed Arkab dans une déclaration à la presse à l’issue de ses discussions avec ses vis-à-vis nigériens.
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Les deux pays ont à la même occasion annoncé la relance du projet du gazoduc transsaharien TSGP devant acheminer le gaz Nigérian en Europe via l’Algérie et le Niger.
Deux mois après cette visite, les travaux sur le champ de Kafra sont sur le point de débuter. Selon le journal français La Tribune, SIPEX, une filiale de Sonatrach, va lancer début avril une nouvelle campagne de forage sur le bloc de Kafra.
Champ de Kafra au Niger : Sonatrach débutera les forages début avril
Les travaux commenceront dès l’acheminement du matériel nécessaire, précise la même source.
SIPEX, ou Sonatrach international petroleum exploration and production corporation, est la filiale de Sonatrach dédiée à l’exploration et la production d’hydrocarbures à l’international.
Selon les informations de La Tribune, les travaux porteront sur plusieurs puits, avec l’objectif d’évaluer le potentiel du gisement, après une phase d’études préparatoires.
Les découvertes faites en 2018 et 2019 sur les puits KFR-1 et KFRN-1 sont estimées à près de 270 millions de barils (168 millions pour le premier puits et 100 millions pour le second).
Lors de sa visite à Niamey en janvier, Mohamed Arkab avait annoncé que la filiale de Sonatrach, Enafor (Entreprise nationale de forage), sera mobilisée à partir d’Alger pour “commencer les travaux sur les aspects de sécurité par rapport à ce projet”.
Sonatrach a annoncé le 17 mars l’envoi d’une équipe technique au Niger pour les besoins de l’autre grand projet énergétique commun, celui du gazoduc TSGP, afin de recueillir les données techniques afférentes au tracé du gazoduc sur le sol nigérien.