
La visite du Pape Léon XIV en Algérie ce lundi 13 avril est un « témoignage de l’attachement et de la fidélité de l’Église chrétienne d’Occident à Saint-Augustin l’Africain, numide et amazigh », a réagi Abdelaziz Rahabi.
Le diplomate et ancien ministre de la Communication a souligné les liens forts entre le souverain pontife et Saint-Augustin. « C’est un augustinien très imprégné de l’esprit et de l’œuvre de l’enfant de Souk Ahras », a-t-il dit.
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Le Pape Jean-Paul II, qui « n’a pas pu effectuer la visite qu’il souhaitait faire en Algérie en 1996 en raison de la situation de notre pays à cette période », et Léon XIV ont apporté des « témoignages de l’Église catholique sur l’apport qualitatif de cette terre d’Algérie à l’universalité injustement déniée à notre pays encore aujourd’hui », a pointé Abdelaziz Rahabi.
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Une « reconnaissance » du combat de l’Algérie pour son indépendance
L’ancien ministre de la Communication a ajouté que tout au long de son histoire, l’Algérie a été une « terre d’accueil des religions monothéistes et de promotion du dialogue interreligieux ».
Aujourd’hui dans le monde, les « plus puissants alimentent un discours sur le choc des civilisations pour porter le néo-colonialisme, légitimer l’expansionnisme et nourrir l’islamophobie », a dénoncé Abdelaziz Rahabi.
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Le discours du Pape Léon XIV à la Grande Mosquée d’Alger est aussi un « hommage » et une « reconnaissance pour les valeurs de liberté, d’égalité et de justice qui ont porté le combat de l’Algérie pour son indépendance », a-t-il analysé.
Le Pape Léon XIV a entamé ce lundi une visite de deux jours en Algérie par le monument des Martyrs où il s’est recueilli à la mémoire de ceux qui se sont sacrifiés pour l’indépendance du pays. Il a été ensuite reçu par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avec qui il s’est rendu à la Grande mosquée d’Alger où il a prononcé un discours.